25 décembre 2008
Je l'aimais, Anna Gavalda
J'avoue que, pour ce billet, je me sers très largement d'un travail que j'ai eu à faire pour un de mes cours. Mais ça me donne l'occasion de vous parler d'un roman que j'ai apprécié.
Lorsque Adrien se rend compte qu’il s’est trompé dans sa relation avec sa femme, il la quitte et la laisse seule avec leurs deux filles. Chloé reçoit alors le soutien de son beau-père qui, au lieu d’accabler son fils, apporte à la jeune femme des éléments de réponse sur le comportement d’Adrien en lui racontant sa propre histoire. En lui confiant comment il a lui-même tout gâché en voulant préserver la facilité de sa vie, de son confort, de ses habitudes. En essayant de lui faire comprendre ce qu’il ressent : tout abandonner est égoïste, certes, mais courageux. Le père d’Adrien n’en a pas été capable, préférant s’accommoder de sa situation par facilité, par lâcheté, pense-t-il. La part la plus importante du roman tient dans la relation qui s’établit alors entre la jeune femme et son beau-père.
Le roman plonge le lecteur dans la vie de Chloé et de son beau-père avec une grande facilité. C’est avec délicatesse que l’on rentre dans leurs univers : celui, chamboulé, de Chloé, et celui du beau-père qui revit son passé et qui voit dans le geste de son fils ce que lui-même n’a pas osé faire des années plus tôt. Le départ d’Adrien provoque, entre les deux personnages, un rapprochement que l’auteur décrit avec un style fluide et sensible. Le père d’Adrien se confie comme il ne l’avait jamais fait auparavant et explique ce qu’il a vécu. On peut souligner le talent de l’auteur pour rendre cette confidence émouvante sans pour autant tomber dans un pathos superficiel tirant sur la corde sensible.
L’autre particularité du texte est de rendre Adrien omniprésent alors qu’il est celui qui est parti. Par leurs confidences et leurs anecdotes, Chloé et son beau-père découvrent un homme différent de la vision que chacun en avait. L’auteur utilise ce procédé avec brio pour présenter au lecteur un personnage qui n’est pas physiquement présent aux côtés de sa femme et de son père. Alors que la narration est assurée par Chloé, on se surprend à comprendre quand même tous les points de vue de la situation.
24 décembre 2008
Doctor Who - 4x01 : Partners in crime
Tout
le début de l’épisode est bien trouvé avec les actions du
Docteur et de Donna en parallèle. Ils ne se croisent pas mais
cherchent la même chose. Et ça mène jusqu’à une scène très
drôle où chacun s’aperçoit que l’autre est là. Leurs mimiques
et leur communication à travers les vitres sont à mourir de rire.
Tout autant que le moment où ils se rendent compte que la personne
qu’ils étaient en train d’observer les regardent et leur demande
« We’re interrupting you ? ».
Le
partenariat entre Donna et le Docteur est, par la suite, vraiment
sympa à suivre. Donna est plus « posée » que lors de
l’épisode de Noël (3x00 : La mariage de Noël), où on l’a
vue pour la première fois, mais garde sa personnalité. Elle sera
une partenaire de travail, une compagne de voyage, une amie. Je pense
qu’elle peut faire beaucoup de bien au Docteur. Après Rose, elle
est la première femme avec qui le Docteur a fait équipe (pour un
épisode) et ça l’avait obligé à remettre immédiatement le pied
à l’étrier. Après Martha, avoir comme compagne une femme qui ne
jouera pas les groupies (bien qu’elle soit admirative), qui ne
cherchera pas à se faire tout le temps remarquer par le Docteur, qui
ne sera tout simplement pas amoureuse de lui, lui fera du bien.
Le
Docteur a plus besoin d‘une partenaire pour ses aventures et d’une
amie avec qui partager ses voyages, ses découvertes et ses joies que
d’une femme amoureuse de lui (si elle n’est pas Rose). Ça ne
peut lui faire que beaucoup de bien, surtout quand on voit dans
l’épisode qu’il parle dans le Tardis et qu’il remarque qu’il
est tout seul. Ça fait mal de le voir comme ça mais ça souligne
bien sa solitude et son besoin d’être accompagné. D’autre part,
Donna est plus adulte que les deux compagnes précédentes. Peut-être
que cela apportera la stabilité dont le Docteur a besoin.
Du
côté de Donna, on voit que sa première aventure avec le Docteur,
bien que brève, l’a beaucoup marquée. Son admiration et son
attachement au Docteur sont touchants et rafraîchissants parce
qu’ils ne vont pas jusqu’à l’amour. Dans la scène avec son
grand-père (qui était d’ailleurs le vendeur du stand dans
l’épisode de Noël 4x00 :
Voyage of the damned), on
voit très bien à quel point elle a été marquée par les quelques
heures qu’elle a passé en compagnie du Docteur. On voit maintenant
sa quête, sa détermination à le retrouver. Elle fait tout pour le
retrouver alors qu’elle n’a pas passé beaucoup de temps avec
lui, alors j’imagine l’état de Rose, ce qu’elle doit traverser
à être séparée de lui alors qu’ils ont vécu tant d’aventures
ensemble.
Le
coup des valises dans le coffre de la voiture pour être prête à
partir avec lui à tout moment est drôle ! Tout comme quand
elle met tous ses paquets dans les bras du Docteur. Le malentendu sur
« a mate » est très drôle aussi. C’est amusant de
voir que la clarification se fait sur une mauvaise compréhension au
début. Au delà du rire, c'est très rassurant aussi : on va
avoir une relation totalement nouvelle entre le Docteur et sa
compagne de voyage puisqu'ils ne sont pas attirés l'un par l'autre.
Une fois qu’elle entre dans le Tardis, il commence à lui faire un
petit cours de présentation sur le vaisseau mais elle le coupe parce
qu’elle connaît déjà. C’est l’occasion d’entendre une
nouvelle fois une des phrases cultes de la série : « It’s
much bigger on the inside » et c’est aussi un clin d’œil
sympa aux compagnes du Docteur (Donna y compris, lors de sa première
rencontre avec le Docteur) qui ont toutes été étonnées que le
vaisseau soit plus grand à l’intérieur. C’est aussi le signe
qu’elle est déjà passée par la case « découverte ».
Elle ne connaît pas tout, bien sûr, mais on va quand même pouvoir
entrer plus vite dans le vif du sujet sans perdre pour autant
l’étonnement qui sera certainement le sien dans les aventures
qu’elle va vivre avec le Docteur.
Enfin, le choc de l’épisode : Rose. La nouvelle de sa présence dans la saison 4 avait filtré mais je ne pensais pas la voir aussi tôt dans la saison. D’abord, le choc de la voir là. Là où le Docteur était peu de temps auparavant. Là où Donna lui parle sans savoir qui elle est. Ensuite, le saut de joie : c’est Rose ! Rose, l’amour du Docteur. Celle qui a plus partagé avec lui que les autres. Celle qui a tant pleuré lors de leur séparation et de leurs adieux. Enfin, les questions : comment est-elle arrivée là ? Sera-t-elle le fil rouge de cette saison, à l’image de Bad wolf (saison 1), Torchwood (saison 2) et du Maître (saison 3) ? En tout cas, la disparition progressive de Rose quand elle s’en va m’a fait penser à la transparence du Docteur quand il arrive sur la plage dans l’épisode 2x13 (2x13 :Adieu Rose / Doomsday) : a-t-elle trouvé un moyen de passer d’une dimension à l’autre ?
L’intrigue
de l’épisode passe un peu au second plan. La pilule qui fait
maigrir renvoie à l’actualité sociale avec toutes ses personnes
qui veulent absolument avoir un corps mince. On retrouve donc le
thème social que la série aime aborder de temps en temps (on a vu,
par exemple, ce que pouvaient donner des jeux de télé réalité
poussés à l’extrême). Par contre, les petits êtres qui sortent
des gens qui ont pris la pilule amaigrissante sont très choux !
Ils font coucou à tout le monde et sont très mignons. De quoi se
réconcilier avec la graisse. J’ai beaucoup aimé le passage où le
Docteur et Donna leur font également un signe de la main quand les
petits extraterrestres s’envolent vers leurs vaisseaux, c’est
très mignon.
L’épisode arrive donc très bien à nous accrocher malgré une intrigue qui passe au second plan et qui sert un peu de décor aux retrouvailles entre le Docteur et Donna. Le retour de Donna nous offre des scènes très drôles et le choc de revoir Rose promet de belles choses pour la suite de la saison. Si le partenariat avec Donna promet de bonnes choses pour la suite et des scènes drôles, je sens que ça va être dur pour le Docteur cette saison encore. Je suis vraiment très contente de revoir Rose mais on peut s’attendre à ce que le Time Lord en voit encore de belles !
C’est le premier épisode de la série que j’ai vu en VO sans sous-titre. J’avais déjà pu constater que le débit de parole de David Tennant et de Catherine Tate était impressionnant mais je m’en suis beaucoup mieux rendu compte en visionnant l’épisode sans sous-titre. Et c'est vraiment très impressionnant !
23 décembre 2008
Doctor Who - 4x00 : Voyage of the damned
Le Tardis entre en collision avec le Titanic, un vaisseau spatial qui a la forme du très célèbre paquebot. La croisière passe par la planète Terre à l’occasion de Noël pour faire découvrir aux passagers les « cultures primitives ». Le Docteur y rencontre Astrid, une serveuse qui rêve de parcourir l’univers alors qu’elle n’a pas le droit de quitter le vaisseau quand les passagers, eux, visitent les mondes qu’elles ne fait que voir à travers les vitres du vaisseaux. Alors, notre bon Docteur décide de l’emmener sur Terre, de réaliser son rêve. Dès lors, le parallèle entre le Docteur et Astrid est établit : ils ont tous les deux soif de découvertes et manifestent un grand enthousiasme face à ces découvertes. D’ailleurs, le passage su Terre laisse voir que les londoniens ont préféré quitter la ville cette année pour Noël à cause des précédentes attaques qu’a subit la capitale à cette période de l’année.
Du
côté de l’intrigue, le Docteur affronte des hôtes en forme
d’ange (très flippant, je trouve) qui essayent de tuer les
passagers du vaisseaux et de détruire la Terre. Pour se faire, il
est entouré d’une fine équipe : un couple qui est mal vu par
les passagers de la première classe parce qu’il a gagné ses
billets pour faire la croisière, Astrid, Banakafalata
l’extraterrestre rouge qui cache sa condition de cyborg, un homme
riche et sans cœur, et l’historien spécialiste de la Terre qui
avoue n’avoir jamais obtenu de diplôme. D’ailleurs, on se rend
vite compte que ce dernier n’est pas celui qu’il prétend être
vu les bêtises qu’il raconte sur les coutumes terriennes pour
Noël. Le Docteur lui dit que la période de Noël est, sur Terre,
une période de paix et de générosité, mais il finit par ajouté :
« Qu’est ce que je dis, moi ? Tous mes Noël sont
comme ça ! » Il est clair que de ce côté là, il n’a
vraiment pas de chance.
Le
chef des hôtes n’est autre que le patron de la compagnie qui a
organisé la croisière sur le Titanic, Max Capricorn. Il a payé le
capitaine pour qu’il baisse le bouclier afin que des météorites
percutent le vaisseau. Inévitablement, et comme son homologue qui
voguait sur les mers, le Titanic de l’espace est percuté et se
retrouve sur le point de sombrer. Le Tardis est propulsé hors du
Titanic et se dirige sur Terre pour s’y poser.
Le
Docteur impose son autorité en disant qu’il y est, d’où il
vient, l’âge qu’il a et quelles sont ses intentions. Le Seigneur
du Temps est de retour !
Les
anges tuent, et c’est ironique, avec leur anneau, l’attribut
typique d’un ange. Ils tuent, ils n’ont plus que ce mot à la
bouche. Ils tuent tous ceux qu’ils croisent pour ne pas laisser de
témoins. Les sacrifices sont nombreux : d’abord le mari qui
tombe dans les moteurs du vaisseau, puis Banakafalata qui envoie une
onde électromagnétique pour arrêter les hôtes, et la femme qui
saute dan les moteurs rejoindre son mari en emmenant avec elle le
dernier hôte qui menaçait la vie du Docteur. Enfin, il y Astrid.
Astrid qui rejoint le Docteur quand celui ci rencontre Max
Capricorn et qui se sacrifie pour le tuer afin de sauver le Docteur.
Le
Docteur reprend les commandes du vaisseau après avoir appris que le
prénom de l’aspirant est Alonso et avoir dit une des phrases qu’il
rêvait de prononcer « Allons-y, Alonso ! » (en
français dans le texte). Bien sûr, le Titanic fonce droit sur
Buckingham Palace, mais le Docteur parvient a évité la résidence
de la reine à la dernière minute.
Ensuite,
il essaye de ramener Astrid, parce qu’elle portait un bracelet de
téléportation quand elle est tombée. Mais il est trop tard, elle
est morte. Astrid, dont le prénom est l’anagramme de Tardis,
aurait été une bonne compagne de voyage pour le Docteur. Elle lui a
demandé si elle pouvait venir avec lui dans ses futurs voyages et il
a accepté. Il l’a perd si tôt. Le temps d’une rencontre, de
deux baisers (une pour porter chance et l’autre pour dire adieu),
et d’un au revoir. Alors qu’elle n’est plus que poussière
d’étoile, le Docteur lui dit qu’elle peut maintenant voyager
éternellement et qu’elle ne tombe pas mais qu’elle vole.
Ce
retour pour une nouvelle saison commence par un grand nombre de morts
et de sacrifices. Déjà, le Docteur perd une personne à laquelle il
s’est attaché. Faut il y voir un signe pour la suite de la
saison ? Faut il pressentir une saison difficile pour le
Docteur ?
En
tout cas, je suis très heureuse de ce retour ! Surtout que j’ai
été impressionnée par la prestation de Kylie Minogue ! Je ne
sais pas si elle a déjà été actrice auparavant mais le rôle
d’Astrid lui va très bien.
21 décembre 2008
Doctor Who - 3x14 : Time Crash
L’épisode
spécial « Children in Need » de cette année se situe
juste après le départ de Martha. Le Docteur repart mais le TARDIS a
un raté. Un homme se retrouve dans le vaisseau du Docteur en train
de bidouiller les commandes en même temps que Ten. Ils reprennent
tous les deux le « what ?! » du Docteur. L’autre
homme est une des « versions » précédentes du Docteur.
Le Docteur est content de se revoir dans cette « version »
passée : la veste, le chapeau…la branche de céleri ! L’autre Docteur traite Ten d’idiot maigrichon (« skinny
idiot »). Le paradoxe créé par la collision entre les
deux TARDIS ouvre une brèche de la taille de la Belgique dans le
continuum espace temps. L’autre Docteur croit que Ten est un fan :
référence au groupe L.I.N.D.A. et l’autre Docteur demande à Ten s’il
en fait partie. Il dit que c’est normal d’avoir des fans quand on
est aussi génial que lui (visite des planètes, sauve des vies,
combat des monstres…). J'ai adoré la tête de Ten à côté, tout fier.
Une supernova et un trou noir exactement au même moment, c’est ce
que fait Ten pour que tout revienne à la normale : l’explosion
annule l’implosion. Ten n’a pas eu besoin d’apprendre quoi
faire, il s’en souvenait. Il s’était vu faire quand il était
encore l’autre Docteur. « Wibbly wobbley Time wimey ! ». Il y a une référence au Maître : Ten dit à l’autre Docteur qu’il
est revenu, qu’il n’a plus de barbe mais une femme. « J’ai
adoré être vous […]. Vous étiez mon Docteur », Ten énumère
les choses qu’il aime bien chez lui (voix, baskets, lunettes dont
il n’a pas besoin mais qui le font paraître plus intelligent).
C’est très touchant ces paroles à l’ancien Docteur.
L’autre
Docteur est le cinquième Docteur, joué par Peter Davison dans les années
80. David Tennant a l’air aussi heureux qu’un enfant au pied du
sapin de Noël. Ça l’amuse,Ten, de se rencontrer. C’est super
cette rencontre entre les deux, surtout quand on sait que c’est
l’ancienne série Doctor Who qui a donné envie à Tennant de
devenir comédien. « Docotr, you were my Doctor ». On en
vient même à se demander si c’est Tennant ou Ten le plus content
des deux en voyant Five.
Et l’épisode se finit sur la collision entre le TARDIS et… le Titanic. Le Docteur refait son « What ? What ? What ?! ».

