06 janvier 2009
Et le onzième Docteur est...
Voilà, la nouvelle est arrivée ! Le onzième Docteur sera interprété par Matt Smith qui a désormais 6 mois pour construire un Seigneur du Temps digne de la série et du génie de Steven Moffat. Il est le plus jeune interprète du Docteur puisqu'il n'est âgé que de 26 ans.
L'acteur a déjà joué à trois reprise aux côtés de Billie Piper : dans The Ruby in the Smoke et The Shadow in the North (les téléfilms Sally Lockhart diffusés sur Arte) où il était Jim Taylor et dans le sixième épisode de la Saison 1 de Journal intime d'une call girl (M6) où il interprétait Tim.
Steven Moffat a déclaré avoir su tout de suite que le jeune acteur était l'homme qui lui fallait pour interpréter le onzième Docteur. J'ai hâte de voir sa prestation, de savoir comment il va prendre la suite de David Tennant et de découvrir ce que nous mijote Steven Moffat pour la saison 5 !
Doctor Who - 4x02 : The fires of Pompeï
Le
Tardis s’est encore trompé de destination : Donna et le Docteur se
retrouvent à Pompéi le jour de l’éruption alors qu’ils avaient prévu de visiter
la Rome antique. La bonne humeur règne en ce début d’épisode : le Docteur
est tout souriant et heureux de faire plaisir à Donna. Le Tardis est pris pour
une forme d’art moderne. Et à chaque fois que le Docteur et Donna parlent
latin, les autres entendent du celtique : les joies du traducteur automatique
du Tardis ! Nos deux touristes s’en amusent, bien évidemment. Et le
Docteur parle pas mal de langues dans cet épisode : latin, celtique,
anglais et français (avec son désormais connu « Allons‑y ! »).
Quand on demande d’où vient Donna, le Docteur répond qu’elle vient de
Barcelone, là où il voulait emmener Rose après sa régénération (la planète, pas
la ville). Donna et le Docteur sont d’abord pris pour mari et femme, ce qu’ils
démentent en même temps (amis mais c’est tout, ça fait du bien), puis pour
frère et sœur parce qu’ils se
ressemblent d’après un des habitants qu’ils ont rencontré
(« Really ? », Donna et le Docteur en même temps). Donna est
marrante quand elle est prisonnière des voyantes et qu’elle ne se laisse pas
faire. Et pour finir dans le registre comique, les secousses vécues par la
famille, la façon dont ils réagissent, m’ont fait penser à une scène de Mary
Poppins.
Comme
ils sont à Pompéi, Donna veut prévenir les habitants du danger qu’ils courent
en restant là. Mais le Docteur s’y oppose car Pompéi est un point fixe de
l’Histoire : ce qui arrive doit arriver. Donna essaye quand même de
prévenir les voyantes qu’ils ont rencontrées. Le Docteur explique à Donna
comment il voit l’univers à chaque seconde. Que cette capacité est le fardeau
d’une Seigneur du Temps, et qu’il est le dernier. Le choix de l’épisode, c’est
Pompéi ou le monde. On sait que le Docteur va choisir de sauver le monde. D’une
part parce que Pompéi est un point fixe et que l’éruption du Vésuve doit avoir
lieu, et d’autre part parce qu’il sauvera plus de gens en sauvant le monde
plutôt que la ville.
Mais le choix est ici difficile parce que si Pompéi est
détruite, ce n’est pas seulement à cause du volcan, mais c’est aussi à cause du
Docteur. Il doit appuyer sur le bouton qui fera disparaître la ville.
Littéralement. D’ailleurs, le moment où il doit appuyer sur le bouton dans la
capsule alien est un très beau moment de complicité entre Donna et lui. Elle
l’aide à faire exploser le volcan, elle pose sa main sur la sienne pour presser
le bouton. Puis le Docteur commence à partir sans la famille que lui et Donna
ont rencontré dans l’épisode. Donna rapproche la situation de Pompéi à ce qui
est arrivé à Gallifrey et arrive à convaincre le Docteur de sauver, non pas la
ville entière, mais la famille. J’aime beaucoup ce passage, et Donna plus
généralement, parce qu’elle proteste, donne son avis. Bref, elle agit d’égal à
égal avec lui alors même que l’épisode ne cesse de nous rappeler le statut de
quasi divinité du Docteur. Cela se voit dans son intransigeance du début (avant
que donna arrive à la convaincre) et dans la façon dont il voit les choses,
très différente de la nôtre et de celle de Donna.
Et surtout, la scène où il
récupère finalement la famille bénéficie d’éléments que l’on peut voir comme
des références divines : la main du Docteur tendue vers l’Homme, le halo
de lumière blanche qui l’entoure. La phrase qu’il prononce (« Come with
me ») est, quand à elle, très caractéristique du Docteur. La scène semble
donc dire que le Docteur est un être qui se rapproche énormément d’une
divinité. Le Docteur reconnaît finalement que Donna avait raison et
ajoute : « Sometimes I need someone », ce qui nous renvoie à
l’épisode où Donna et le Docteur se sont rencontré et dans lequel Donna lui
avait dit qu’il avait besoin de quelqu’un parfois pour le stopper. Elle ne
s’était pas trompée, il le reconnaît. Enfin, il lui souhaite la bienvenue à
bord : elle est officiellement sa compagne de voyage maintenant. Elle a su
gagner sa place au côté du Docteur et à bord du Tardis en soutenant le Docteur
et en lui tenant tête quand il le fallait.
Au
cours de l’épisode, outre le fait d’avoir découvert la vérité sur le Docteur et
Donna (le vrai nom du Docteur, le nom de sa planète, le lieu d’origine de Donna),
les oracles font deux prédictions qui laissent présager tout un tas de choses
sur la suite de la saison. D’abord, « she’s returning ». On ne peut
pas s’empêcher de penser à Rose, surtout quand on a vu la fin de l’épisode
précédent. Et puis, « there is something on your back ». Ce message
adressé à Donna est inquiétant.
Et
une dernière remarque : face aux extraterrestres présents dans l’épisode,
les pyroviles, le Docteur sort un pistolet à eau jaune fluo. Il est vraiment le
seul qui peut paraître sérieux et menaçant avec ça à la main !
