09 février 2009
Doctor Who - 4x08 : Silence in the library
Une
planète-bibliothèque, le rêve ! C'est le genre de rêve que je faisais quand j'étais petite. Et ça ne me
déplairais pas non plus aujourd'hui. Sauf que celle-là, elle est un peu bizarre
: des ombres, les Vasha Nerada, s'attaquent aux gens et ne laissent d'eux que
leur squelette. La scène où Donna parle à Miss Evangelista alors que cette
dernière est morte et n’est plus qu’un résidu dans un appareil de communication
est très touchante. L'utilisation des ombres rappelle la peur du noir et c’est
l’exploration d'une de nos peurs les plus banales. Le début est enchanteur,
envoutant, avec une musique merveilleuse. Steven Moffat arrive à faire de la
peur des ombres, du noir quelque chose d'assez terrifiant. Les bornes de
renseignement sont super flippantes avec juste le visage humain qui ressort,
juste la tête. La tête des gens qui ont fait don de leur corps. Et puis il y a
cette histoire de livre qui contient des spoilers : très joli clin d'œil aux
fans d'ailleurs. Le livre appartient à River Song qui s'en sert pour savoir où
le Docteur en est dans sa vie. Il semble aussi être une sorte de journal de
bord de ses aventures avec lui. Elle s'en sert pour se repérer dans le temps
vis-à-vis de sa relation avec lui. Cette femme connait le Docteur. River Song,
c'est le mystère de l'épisode. Qui est-elle ? Et d'où connait-elle le Docteur ?
On sait qu'elle vient du 51e siècle. Siècle qui rappelle des choses, d'autant
plus dans un épisode écrit par Steven Moffat : Capitaine Jack et le vaisseau
qui porte le nom de Mme de Pompadour. Revenons à River Song, elle connait le
Docteur mais la grande question est : qui est elle par rapport à lui ? Elle
semble connaître le Docteur dans le futur : elle fait des remarques sur son
physique, notamment sur ses yeux, insistant sur le fait qu'il semble plus
jeune.
Elle sort un tournevis sonique (et plus tard une arme qui fait des trous
carrés, comme celle du Capitaine Jack) qu'il lui aurait donné. Alors qui
est-elle ? Une héritière ? Pour qu'il lui donne le tournevis sonique, il faut
au moins ça. Sauf qu'elle semble le draguer : elle l'appelle
« swetty » et « pretty boy ». Alors j'espère que ce n'est
pas une future amoureuse et que les scénaristes ne nous collent pas un « love
interest » dans la saison où on nous ramène Rose.
Ce que j'ai beaucoup
aimé dans l'épisode, c'est la méfiance de Donna à l'égard de River Song, un peu
à l'image du téléspectateur. C'est discret, tout est dans la façon qu'elle a de
la regarder. Et si River Song était une méchante, malintentionnée, qui n'est
pas ce qu'elle prétend être ? Elle dit elle-même au début : « I lied.
I'm always lying. Bound to be others ».
Sinon,
on peut aussi remarquer que les visions du futur que nous donne la série ne
sont pas très réjouissantes : l'humain n'a généralement plus grand-chose
d'humain. Venons-en à Donna. Lors de sa discussion avec River Song, cette
dernière lui dit : « I do know the Doctor. But in the
future. His personal future » (River), « So why you don’t know me ? Where am I in the future ? »
(Donna). Ça ne sent pas bon pour Donna tout ça. Ajoutée à ça la prédiction de
Lucius dans le 4x02 « there is something on your back », ça n'est
vraiment pas rassurant pour le personnage. Donna finit d'ailleurs en borne de
renseignements. Mais la petite fille dit « Donna Noble has left the
Library » après avoir dit qu'elle a été « saved ». Là, j'ai
plutôt compris ça comme « sauvegardée » puisque les bornes relèvent
de l'informatique, plus que comme « sauvée ». Une autre question se
pose : qui est la petite fille ? Une incarnation de la bibliothèque ? Sa
conscience ?
