Ah JAG ! Une de mes séries préférées ! Il faut que je vous explique. Pendant longtemps, j'ai eu un top 3 de séries qui n'a pas bougé. Ces séries étaient mes préférées, point. Une sorte de trio indétrônable. Il y avait Le Caméléon (dont vous pouvez lire ma review sur la saison 1 ici). Il y avait Stargate SG1 (dont je n'ai pas vraiment parlé sur le blog, quelle honte !). Et il y avait JAG. Depuis, mon top 3 s'est transformé en top 5, ouvrant ses portes à Doctor Who et Dr. House.

JAG, donc. J'ai découvert la série avec le premier épisode de la saison 2. L'épisode de la rencontre entre Harm et Mac. JAG, ce sont les dimanches après-midis passés devant France 2 avec ma mère et une de ses amies, ce sont les avions qui me faisaient rêver, ce sont les beaux yeux de Harm (il faut bien l'avouer), ce sont les années passées à voir Harm et Mac se tourner autour. Et JAG, c'est une quantité incalculable d'autres souvenirs.

Comme je le disais, j'ai découvert la série avec sa deuxième saison. Ce qui n'était pas vraiment gênant en soi vu que c'est cette saison qui permet à la série de stabiliser son cast. La saison 1, je l'ai vue plus tard, grâce à des rediffusions entre deux saisons inédites. Mais, comme le duo Harm/Mac n'était pas encore formé et qu'il est l'un des atouts principaux de la série, la première saison n'a pas bénéficié, me semble-t-il, du même nombre de rediffusions que les autres. Du coup, j'ai dû la voir une fois intégralement. Deux, à tout casser. Et ça doit dater d'une dizaine d'années. C'est donc assez récemment que j'ai pu m'y replonger grâce au coffret DVD. Bref, je ne me souvenais pas de grand-chose à part des quatre ou cinq derniers épisodes (et plus particulièrement du dernier puisque Catherine Bell apparaît pour la première fois dans la série dans la peau de Diane), du pilot (avec Andrea Parker !), et vaguement de ce qu'il y a entre les deux. Par exemple, je ne me rappelais pas qu'Andrea Parker faisait d'autres apparitions dans le rôle de Kate Pike dans cette première saison, ni que Jamie Denton avait joué dans un des épisodes... La revoir m'a donc rafraichit la mémoire et me donne l'occasion de vous en parler.

51KSAC8C7GL__SS500_JAG (Judge Advocate General) a pour cadre le service juridique de la Navy. Quoiqu'en dise la présence de Stargate SG1 et de JAG dans mon top 5, je n'ai pas d'affection particulière pour l'armée et je n'aimerais pas avoir à porter un uniforme (alors même que je les trouve particulièrement seyant -oh le bel euphémisme !- sur d'autres). La saison 1 démarre avec un pilot qui s'étend sur deux épisodes et qui nous présente le personnage principal, Harmon "Harm" Rabb Jr. Sa partenaire dans le pilot, Kate Pike, interprétée par Andrea Parker, ne reste malheureusement que le temps de ce double épisode (et de deux autres apparitions au cours de la saison). Elle est remplacée par Meg Austin, jouée par Tracey Needham, dès le 1x03. Pas que j'ai quelque chose contre l'actrice ou le personnage (c'est même le contraire), mais vous comprendrez que ma préférence aille à Andrea Parker. D'un autre côté, si elle avait continué à jouer dans JAG, elle n'aurait pas pu faire Le Caméléon, et Le Caméléon sans Andrea Parker dans le rôle de Miss Parker, c'est inimaginable pour moi. Bref, que ça soit avec Kate ou Meg, Harm développe une relations d'amitié teintée de séduction  Sans que ça aille plus loin. Il est un séducteur né et se comporte comme ça avec toutes les femmes qui attirent son attention durant la saison. C'est d'ailleurs trop mignon de le voit gêné quand une femme qu'il ne trouve apparemment pas à son goût lui fait ouvertement des avances.
Je souligne ce point parce qu'il me semble que ce côté séduction du personnage s'atténue un peu dans les saisons suivantes. Ce qui manque à cette saison, c'est une dose de ship. Parce que si la séduction est bien là, on sent que c'est plus un jeu que quelque chose de vraiment sérieux justement parce que la séduction est trop visible, trop marquée, et n'a pas la subtilité qu'elle a généralement quand il s'agit de ship. Il manque le petit plus qui fait que...

Harm est un avocat du JAG. Il en est même la star montante dans la saison 1. Avant ça, il était pilote de F-14 Tomcat. A cause d'un accident et d'une mauvaise vision nocturne, il a dû se reconvertir et changer de carrière. S'il excelle en tant qu'avocat, sa passion pour le pilotage ne disparaitra jamais. Derrière cette façade de séducteur, d'ego qui prend un peu de place, et de réussite dans à peu près tout ce qu'il entreprend, il y a un passé qu'il l'a fortement marqué. La perte de son père, pilote, vers l'âge de 5 ans le conduit à devenir pilote à son tour. Hanté par cette disparition, il part à la recherche de son père au Viêt-Nam à 16 ans. Mais il ne le retrouve pas. En fait, chez Harm, il y a l'homme sûr de lui et le petit garçon dont le père a disparu la veille de Noël. Petit garçon qui apparait dès que Harm remonte sur un porte-avion, il n'y a qu'à voir les étoiles qu'il a dans les yeux dans ces moments-là. Le mélange donne un homme attachant et sensible quand on gratte un peu la surface du pilote type Top Gun (film auquel la saison ne manque pas de faire référence).

Si on en apprend beaucoup sur lui, on ne sait quasiment rien sur sa partenaire, Meg. Ce qui est bien dommage parce que, malgré le peu qu'on sait d'elle, la série arrive à nous la rendre attachante. Elle aurait mérité d'être un peu plus développée, surtout qu'elle est très présente dans la saison. C'est d'autant plus dommage que la série sait soigner ses personnages secondaires. L'Amiral Chegwidden (qui arrive vers le milieu de la saison si mes souvenirs sont bons) est déjà un commandant juste et drôle. Bud Roberts a ce côté maladroit qui le rend attachant et drôle dans les quelques épisodes de la saison 1 où il apparait et qu'il gardera dans les saisons suivantes. Alison Krennick, quant à elle, est bien gratinée comme personnage. Elle n'a pas froid aux yeux et j'adore ça. En fait, j'ai l'impression sur la série sèche un peu avec Meg, la cantonnant au rôle de partenaire alors qu'elle pourrait être aussi autre chose. Heureusement, la série perd ce défaut dès la saison 2 avec Mac (qui devient la partenaire de Harm).

Cette première saison remplit donc son rôle de présentation tant au niveau des personnages (ou plutôt du personnage ici, parce qu'une bonne partie du cast change au cours de la saison) que de la manière de fonctionner de la série. Je passe sur les scènes qui font sourire malgré elles parce que la première saison à déjà 15 ans. Il y en a une, par exemple, dans le pilot où Kate dit quelque chose comme : "Il a Windows 95 sur son ordinateur, le dernier cri". Dans le même genre, il y a aussi la taille improbable des écrans d'ordinateurs et des téléphones portables. Des petites choses qui, en 1995, ne devaient interpeller personne. Malgré le côté "technologie" un peu dépassée, la saison 1 a plutôt bien vieilli et je l'ai revue avec grand plaisir.

Les intrigues savent retenir l'attention (le dernier épisode laisse d'ailleurs Harm en mauvaise posture) et la saison 1 nous fait explorer le monde militaire américain. Les enquêtes sont très présentes cette saison. Elles le sont toujours dans les saisons suivantes mais puisqu'on s'intéresse plus à la partenaire de Harm par la suite, le duo enquête/personnel est plus équilibré.

Une saison 1 intéressante, avec des personnages attachants et des intrigues plutôt bien ficelées, mais qui ne montre pas encore tout ce dont la série est capable. Si la saison 1 est bonne dans l'ensemble et nous présente un personnage auquel je ne peux pas résister, la suite est encore meilleure.