Je me rends compte que je n'ai pas parler de Life on Mars sur le blog alors que je pensais le contraire. C'est donc l'occasion de me rattraper et de vous parler de cet ovni anglais qu'est la série. Composée de 2 saisons de 8 épisodes, la série adopte un format court mais intense. Sam Tyler a un accident en 2006 et se réveille en 1973. Est-il mort ? Dans le coma ? Pourquoi est-il en 1973 ?  Telles sont les questions qu'on se pose dans la première saison. Sam n'aura de cesse de trouver pourquoi il a atterrit en 1973 et comment rentrer chez lui. Il est persuadé que détruire le monde de 73 le ramènera chez lui.

life_on_mars_02_217Les enquêtes policières ne sont pas toujours d'un bon niveau et assez inégales. Ça pêche un peu à ce niveau-là dans l'ensemble. Mais c'est bien le seul défaut que j'ai trouvé à la série. Et encore, même quand les enquêtes ne sont pas passionnantes, la série s'en sort très bien en y intégrant une dose d'humour. Par exemple, voir toute l'équipe courir en caleçon après un criminel dans le 1x02 : La loi selon mon boss, c'était vraiment tordant.

Pour le reste, c'est du tout bon. Les personnages sont attachants. Le téléspectateur est plus proche de Sam parce qu'on est de la même époque. On découvre le monde de 73 avec lui. On comprend les références qu'il fait alors que ses collègues ne peuvent pas. Ce sont autant de clins d'œil au spectateur. Les relations entre les personnages sont bonnes et biens gérées. J'adore la dynamique entre Sam et Hunt et la relation entre Sam et Annie.

Les différences des méthodes policières entre 1973 et 2006 sont souvent sources d'humour ou de choc. Sam essaye d'apporter ses propres méthodes avec les moyens du bord et découvre aussi que les méthodes de 73 étaient peut-être un peu plus violentes. Ou, du moins, on cachait moins cette violence.

Les incursions du fantastique dans la série sont réussies et permettent de garder le spectateur en haleine. Elles donnent des début de réponses et offrent à la série sa propre personnalité. Ce que j'ai aussi beaucoup apprécié dans cette première saison, c'est que l'intrigue principale est maitrisée. Le 1x08 : Mon père donne des réponse. On sait d'où viennent les images que Sam voit tout le temps (la forêt, les chaussures). C'est agréable de voir qu'un arc est assez maitrisé pour que la série puisse nous donner des réponses tout en nous donnant envie de revenir pour la saison suivante.

Tout ça saupoudré de musique que j'ai beaucoup aimées et d'une référence à Doctor Who (dans le 1x07 : Cas de conscience - Annie : "Tes histoires de voyage dans le temps ?" Sam : "Je suis allé voir le Docteur et il m'a prescrit des médicaments") de la bouche-même de John Simm (The Master himself). Du pur bonheur, cette série. La saison 1 de Life on Mars, vous l'aurez compris, a su me séduire avec seulement 8 épisodes en maniant aussi bien l'humour que le mystère, en rendant les personnages attachants et leurs relations intéressantes, en donnant certaines réponses.