Pour cette saison 2 de Life on Mars, on prend les mêmes et on continue. On approfondit. On donne plus de réponses. Et on finit la série en beauté. La saison 1 était bonne, la saison 2 l’est aussi. On sait maintenant comment fonctionnent la série et la dynamique entre les personnages alors on se concentre davantage sur le mystère qui entoure la présence de Sam en 1973 sans oublier tout le reste. C’est là la force de la saison 2. C’est agréable d’avoir une série qui donne des réponses, qui bénéficie d’une vraie fin. Et quelle fin ! Personnellement, j’ai vraiment beaucoup aimé.

0214_lifeonmarsJe vais me concentrer ici sur le dernier épisode de la saison, le 2x08 : La promesse, puisque c’est celui qui apporte les réponses. Les autres épisodes sont aussi bons et permettent de percer petit à petit le mystère, mais ce dernier épisode à une profondeur et une intensité qui m’ont fait passer par toutes les émotions. Si vous n’avez pas vu le final de la série, arrêtez votre lecture ici.

La différence entre 1973 et 2006 est ici plus forte que jamais. Les couleurs sont là pour le souligner. 2006 est tout en gris, blanc, noir et bleu, des couleurs froides, quand 1973 est peint avec des couleurs certes un peu vieillottes, mais chaudes. Les émotions suivent le même schéma. À l’image de Sam, on ne ressent rien dans le présent, mis à part la solitude. En 73, au contraire, on ressent tout : l’urgence, l’amour, la camaraderie...

Si, au début, on suit le personnage dans sa recherche d’un moyen pour rentrer chez lui et on a envie qu’il y arrive, on finit par vouloir qu’il reste en 73 parce qu’on s’est attaché aux personnages au fil de la série. On se rend compte qu’on préfèrerait que Sam reste en 73. Mais c’est tellement naturel qu’il cherche à rentrer chez lui à tout prix. L’épisode final lui permet de le faire et de le mettre face aux différences entre les deux époques. Il avait de retourner dans son présent pour se rendre compte qu’il préfère être en 1973. Le saut depuis le toit, qui va le reconduire en 1973, est accompagné par la chanson Life on Mars de David Bowie, la même que celle qu’on entend lors de son accident la première fois qu’il rejoint l’année 1973. Le parallèle est évident même si, cette fois, Sam choisit de changer d’époque. La scène fait aussi référence au saut qu’Annie a empêché Sam de faire. Cette fois, Annie n’est pas la pour l’en empêcher. Cette fois, il ne va pas rejoindre 2006, mais retourner en 1973.

En parlant d’Annie, j’ai aimé sa relation avec Sam tout au long de la série. Mais je dois dire que la fin a rempli de bonheur mon petit cœur de shipper. Quand il rejoint Annie et qu’il lui demande quoi faire, elle lui répond : « Reste. Ici. Pour toujours ». Cette réplique m’a tellement fait sourire et donner des frissons que j’aurais pu la choisir pour le Day 24 : Best quote. La réplique et le baiser qui suit rendent toute la scène belle, tendre et remplie d’émotion.

La scène finale est ultime clin d’œil au téléspectateur. La petite fille à la robe rouge regarde la caméra, nous regarde. Je l’ai trouvée encore plus inquiétante qu’auparavant. Elle éteint l’image comme on éteint une télévision.

La saison 2, outre son épisode final très réussi, bénéfice d’épisodes originaux et bien construits. Par exemple, le 2x05 : Kidnapping avec les personnages en marionnettes à la télé. Sam suit l’enquête du jour de façon originale puisque ça passe toujours par un média (la télé, la radio). Encore une fois, on est dans la même position que lui. On suit son histoire comme il suit l’enquête de l’épisode.

Le fantastique s’invite de plus en plus dans cette seconde saison. Notamment la petite fille qui est une apparition bien flippante. Et, bien sûr, la saison reprend les éléments qui avaient bien fonctionné en première saison : l’humour, les clins d’œil au téléspectateur, les références que seul Sam peut comprendre, les éléments de réponse distillés çà et là, les relations entre les personnages... Ajouté à cela des constructions d’épisodes intéressantes et un superbe épisode final. Life on Mars prouve à quel point elle est une bonne série, une série qui vaut vraiment le coup d’œil et qui nous donne envie, à nous aussi, de nous replonger en 1973 lors d’un prochain visionnage pour retrouver Sam et toute l’équipe.