Avant toute chose, je tiens à dire à quel point je suis bluffée par le talent d’écriture d’Aaron Sorkin. Vraiment. Les dialogues, les discours, les répliques, les silences, tout est parfait. Au passage, je salue le travail des traducteurs et des comédiens de doublage parce qu’ils ont su rendre tout ça dans la VF. Avec une qualité d’écriture comme celle-là, je suis très contente d’entendre un doublage aussi bon. Il fallait au moins une très bonne écriture pour que je m’intéresse à une série qui parle de politique. Vu à la vitesse à laquelle j’enchaine les épisodes, on peut dire que la série a réussi à me convaincre. Aux prochaines élections, je vote Bartlet !

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Alors, cette saison 2 ? Pour faire court, je dirais : comme la saison 1, en mieux (principalement parce qu’on ne voit plus Mandy que je n’avais pas trop aimée lors de la première saison). Mais comme j’aime bien parler écrire, je ne vais pas faire court. La saison 2, donc, reprend là où la saison 1 s’est arrêtée, sur un bon cliffhanger. Les conséquences de la fusillade seront visibles pendant toute la saison. On a vraiment l’impression que rien n’est laissé au hasard. Chaque personnage gère à sa façon les blessures, les opérations et, plus tard, les conséquences psychologiques. Sur ce dernier point, la saison consacrera tout un épisode à Josh, le 2x10 : Noel, qui est un des meilleurs épisodes de la saison. J’ai trouvé tout ça très bien géré et dosé. La série agit intelligemment.

Le deuxième arc important de cette deuxième saison, c’est bien entendu l’état du Président. Déjà distillés dans la saison 1, les éléments se mettent véritablement en place ici jusqu’à avoir de grandes conséquences. J’ai trouvé la réflexion sur la manière de révéler la vérité intéressante. Les réactions des personnages sont aussi différentes qu’ils sont différents même s’il y a une dominante. J’aime que les choses soient distillées au fur et à mesure, qu’elles aient le temps de se mettre en place et qu’elles finissent par donner lieu à une explication, des excuses ou une explosion. Une sorte de montée en puissance, de parcours jusqu’à un point crucial. Et j’ai trouvé ça très bien géré dans cet arc.

west_wing_season_two_1Il y a tout un tas de très bons épisodes cette saison encore. Difficile de tous les citer. Je ne me suis jamais ennuyée devant cette série pour le moment. Les saisons sont longues, la série traite de politique : je le répète, mais ce n’était pas gagné pour moi. Il m’a fallu des années pour avoir envie d’y jeter un œil, il a fallu me convaincre. C’est comme si la série était venue me chercher pour me dire : « tu vois, tu peux te passionner pour une série sur la politique ». Et là, pendant les deux premières saisons, elle me lance dans l’univers de la politique américaine, m’en apprend le fonctionnement, me fait rire, me fait pleurer. Elle sait me faire passer d’un sentiment à l’autre en quelques secondes.


Et les personnages ! Les personnages ! Je crois que je me suis rarement autant amusée à voir des gens collaborer, travailler ensemble, et forcément partager des bouts de leur vie privée puisque leur boulot est si prenant. Je les aime tous beaucoup, mais ma préférence envers Josh s’est encore renforcée cette saison. J’aime qu’ils aient tous leurs bons et leurs mauvais moments, qu’on s’attarde sur chacun d’eux de manière équivalente. La série gère vraiment très bien son côté ensemble show.


Une saison 2 à la hauteur de mes attentes. J’espère que la saison 3 sera tout aussi bonne. Le final laisse entrevoir plein de bonnes choses pour la suite.