Une_nounou_d_enferIl y a des séries comme ça qu’on regarde au gré des diffusions et rediffusions des chaînes. Des séries qui ont marqué notre enfance. Des séries qu’on ne pensait pas forcément revoir un jour. Des séries qui ont laissé de fortes impressions et sensations à défaut de souvenirs très précis. Une Nounou d’enfer est de celles-là. Je me souviens notamment des éclats de rire à cause du comportement de Fran et des remarques de Niles.

Quand j’étais enfant, j’en ai vu tous les épisodes. Mais pas dans l’ordre. Ça a créé des sortes de vides dans mes souvenirs de cette série. Il y a des scènes dont je me souvenais très bien et d’autres pas du tout... La faute à l’horaire de diffusion qui ne devait pas me convenir. On devait certainement regarder quelque chose d’autre à cette heure-là à la télé. J’ai dû voir quelques épisodes et compter sur les rediffusions pour compléter comme je pouvais mon visionnage. Rien à voir avec une autre série qui a marqué mon enfance, Loïs et Clark (ah, les années 90 !). Bon, ça ne m’a pas empêchée de connaître l’histoire et de m’en souvenir. Pas dans les moindres détails, bien sûr, mais assez pour ne pas être très surprise du développement des personnages lors de mon revisionnage.

19066952En fait, j’avais dans l’idée de revoir deux ou trois épisodes. Nephthys parlait des rediffusions sur Twitter, ça m’a donné envie de me replonger dans la série le temps de quelques épisodes. Et comme je voulais faire les choses bien, j’ai voulu commencer par le pilot. Mais je me connais, hein, j’aurais dû savoir qu’en cherchant le premier épisode et en trouvant l’intégrale de la série, j’allais vouloir tout revoir. C’était l’occasion de le faire dans l’ordre. Je n’ai pas résisté. Voilà comme j’ai revu les 6 saisons d’Une Nounou d’enfer en deux semaines (dont une pendant laquelle j’étais en vacances, ça aide). À ce rythme-là, j’ai stoppé le visionnage de pratiquement toutes les autres séries que je regardais. Je crois que ça ne m’était jamais arrivé. Ni le temps record de visionnage ni le fait de stopper pratiquement tout le reste. Je veux dire, je sais comment je suis quand je suis prise dans une série. J’ai tendance à ne regarder qu’elle pendant une bonne partie de mon temps libre consacrée aux séries, mais ça m’est rarement arrivé à ce point-là. Et je ne saurais même pas vous dire pourquoi c’est arrivé avec cette série en particulier... 

Ce qui m’a plu, c’est que j’ai retrouvé les impressions que j’avais eues à l’époque de mon premier visionnage. Les éclats de rire au comportement de Fran et aux remarques de Niles ont fusé, comme la première fois. J’ai tout simplement redécouvert la série. Je savais ce qui m’attendait, je connaissais l’histoire et l’évolution des relations entre les personnages, mais ça a été une joie de redécouvrir en détail comment ils en étaient arrivés à la fin que je connaissais. J’ai retrouvé avec plaisir le côté kitsch de la série, les couleurs des tenues de Fran qui font mal aux yeux, la romance entre elle et Maxwell, les remarques acerbes de Niles et les réponses de CC.

1197916059_nounou_d_enferJ’ai aussi beaucoup aimé voir la série jouer avec elle-même et les autres séries. Les Feux de l’Amour, Docteur Quinn sont des exemples de séries qui sont souvent citées et vues dans Une Nounou d’Enfer. Et, dans un des derniers épisodes de la série, Fran Fine rencontre Fran Drescher. De manière plus générale, tout l’humour dont fait preuve la série me plait beaucoup.

Au final, cette rediffusion express a remis des images sur des souvenirs et des sensations qui n’en avaient plus. Elle me laisse également avec l’impression d’avoir vécu avec la famille Sheffield (et enfin dans l’ordre), d’avoir fait partie de leur agitation, de leurs problèmes et de leurs meilleurs moments. Quelques jours après avoir fini, j’ai toujours l’impression qu’un tonitruant « Miss Fine ! » va retentir dans la maison.