naked heatHier, une lectrice a ramené Mise à nu de Richard Castle (Naked Heat en anglais) à la bibliothèque et on en a parlé, ainsi que de la série, pendant vingt minutes. Je l'ai tweeté et je me suis aperçue que je n'avais même pas dit un petit mot sur ce livre ici. Il est donc temps de le faire. Vous remarquerez d'ailleurs que ma bibliothèque est cool. En parcourant ses rayonnages, on trouve des miniséries comme Les Piliers de la Terre et Orgueil et préjugés et des romans de Richard Castle.

Mise à nu est le deuxième récit mettant en scène les aventures de Nikki Heat et de Jameson Rook. Contrairement à ce que j'avais fait pour Heat Wave, je l'ai lu en français. C'est toujours aussi agréable à lire et ça me fait bien délirer de lire un vrai roman d'un auteur fictif dont on suit les aventures dans une série. Je vous l'ai déjà dit : la mise en abyme, ça m'amuse beaucoup. J'y ai également retrouvé tous les éléments qui m'avaient plu dans le premier roman, à savoir une intrigue policière bien ficelée, une écriture agréable à lire, des personnages sympathiques, de l'humour et une relation forte qui rythme le récit.

Si Heat Wave jouait sur le fantasme de la relation entre Castle et Beckett en faisant vivre quelque chose de plus concret à Nikki Heat et Jameson Rook, Mise à nu est le roman dans lequel Castle a placé de nombreux éléments des enquêtes qu'il suit avec Beckett en calquant ou détournant de nombreux détails que l'on retrouve dans la série. S'installe alors tout un jeu avec le lecteur s'il regarde également Castle. La plus reconnaissable et emblématique est sûrement la scène de la libération de la chaise à laquelle Castle est attaché dans la série. On retrouve la même dans le roman. Il y a aussi la présence de l'inspecteur Schlemming dans les dernières pages du roman qui est un calque de Demming. Dans la série, Alexis lui avait fait enlever ce personnage et on constate ici qu'il l'a finalement laissé. D'autres personnages que l'on a vus dans la série sont réutilisés dans le roman : la vieille connaissance de Beckett, le chef célèbre, la chanteuse ex-junkie... Des situations sont transposées, telles que la fille qui l'attend en bas de chez lui, le vol de cadavre et la poursuite dans le métro. Et je ne compte même plus les allusions (la baignoire, l'hélicoptère de Rook, Dungeon Alley et ses dominatrices...). Tout est fait pour que celui qui regarde la série soit complètement familier de l'ambiance du roman, presque comme s'il mettait les pieds directement dans un épisode de Castle. Et c'est ce que j'aime avec ce roman.