Steven Moffat et Mark Gatiss nous avaient déjà offert une très bonne première saison de Sherlock. Ils récidivent avec la deuxième et font même mieux selon moi. Benedict Cumberbatch et Martin Freeman sont impeccables dans les personnages qu'ils interprètent. La réalisation est soignée et me plaît énormément. Les décors montrent Londres comme la ville magnifique qu'elle est (et me rappellent à chaque fois mon voyage dans la capitale anglaise). Les histoires sont maîtrisées et l'adaptation de l'œuvre de Sir Arthur Conan Doyle est excellente. Ce sont là les ingrédients d'une saison parfaite.

Sherlock s2_2L'amitié entre Sherlock et John est plus forte que jamais. La saison 2 nous offre une belle collection de très beaux moments entre eux et nous laisse voir un Sherlock qui montre un peu plus d'humanité qu'auparavant. Depuis Irene Alder (dans le 2x01 : A Scandal in Belgravia) qui provoque des failles dans la forteresse de glace qu'il peut sembler être, Sherlock montre un peu mieux qu'il tient aux gens qui l'entourent. Le voir tenter de se faire pardonner auprès de John dans le 2x02 : The Hounds of Baskerville et le sacrifice qu'il fait pour ses amis dans le 2x03 : The Reichenbach Fall sont des scènes qui nous montrent que Sherlock peut être drôle et touchant et qu'il n'est pas seulement l'homme qui possède une intelligence hors du commun.

Sherlock s2_1Ce que j'aime avec la série, c'est qu'on sent que les scénaristes se sont bien amusés non seulement à adapter le récit principal duquel ils s'inspirent pour un épisode, mais aussi à glisser des allusions à plusieurs oeuvres du canon de Conan Doyle sur Sherlock Holmes. Je ne ferais pas ici la liste de tous les clins d'oeil aux autres récits qu'Un Scandale en Bohème, Le Chien des Baskerville et Le Problèmle final desquels sont tirés les trois épisodes de cette deuxième saison. Je vous invite à lire Arthur Conan Doyle pour ça. Je m'amuse juste beaucoup à les remarquer. Tout comme la suppression d'un "s" dans un titre peut amener tant de choses. Reichenbach Falls, des chutes d'eau en Suisse, ont été le théâtre de la dernière confrontation entre Sherlock Holmes et Moriarty dans The Final Problem de Conan Doyle. Ici, dans un titre dépourvu de son "s", cela permet d'y faire référence tout en promettant la chute de quelqu'un.

Un des nombreux points forts de cette deuxième saison est la fin du dernier épisode. J'ai lu une bonne partie du canon consacrée à Sherlock Holmes et même en sachant ce qui allait se passer, j'ai quand même pleuré comme une madeleine. Le ton était donné en choisissant de commencer l'épisode par l'annonce de la nouvelle par John chez sa psychologue. Les adieux déchirants et la scène dans le cimetière m'ont bouleversée alors que je connaissais la suite. Parvenir à toucher à ce point ceux qui connaissent déjà l'histoire de Sherlock Holmes est une jolie preuve qu'on est parvenu à beaucoup s'attacher aux personnages en seulement six épisodes.

Sherlock s2_3Et bien sûr, il s'agit aussi de la confrontation finale entre Sherlock Holmes et sa némésis, Moriarty. Celle qu'on attendait depuis leur rencontre parce qu'ils sont sur un pied d'égalité du point de vue de l'intelligence. Il s'agit d'un combat au sommet entre les deux esprits les plus brillants qui finira en danse macabre sur un toit. Qui gagnera ? À quel prix ?

La série nous a montré qu'elle pouvait atteindre la perfection et c'est évidemment avec une grande impatience que j'attends la saison 3.

Je profite de cette review pour vous dire que j'ai ajouté les liens vers le blog perso de John (The blog of Dr. John H. Watson) et le site de Sherlock (The science of deduction) dans la colonne de droite. J'adore ces sites internet tenus par des personnages sortant tout droit de séries télé (dans le même genre, il y a aussi le site de Richard Castle que j'ai également ajouté dans les liens).