600full-battlestar-galactica-(miniseries)-posterOn ne présente plus Battlestar Galactica. La série est connue, notamment chez les amateurs de science-fiction. Je m'y suis mise bien tard, j'en suis consciente. Je n'ai jamais vraiment eu l'occasion de la suivre lors de sa diffusion que ça soit aux États-Unis ou en France. Il n'y a que sur NRJ12 que j'ai pu la voir sur les écrans français. Je ne sais pas si je l'ai ratée ou si elle n'a pas été diffusée, mais je n'ai pas vu la minisérie qui sert d'introduction à la série. Du coup, j'ai été propulsée dans le 1x01 : 33 minutes sans rien savoir de la série. J'ai ensuite vu les deux ou trois épisodes suivants puis j'ai abandonné parce que je n'accrochais pas et que je n'y comprenais pas grand-chose. Trop étouffant, trop long, voilà quelles avaient été mes premières impressions au bout de quelques épisodes et les raisons de mon abandon.

Pourtant j'ai bien senti dès ces premiers épisodes qu'il y avait tous les ingrédients que j'aime en général dans une série : du drama, du ship, de la science-fiction et un peu de politique. C'était vraiment dommage de ne pas accrocher. Alors, j'ai redonné sa chance à la série. Et cette fois, j'ai bien fait les choses en commençant par la minisérie d'introduction qui dure trois heures.

bsgmini-2L'introduction fait très bien son travail en nous présentant les personnages et en mettant en place les intrigues et les enjeux. Je me suis vite attachée aux protagonistes. Je ne pensais pas que ça serait si rapide sur ce point-là. J'aime beaucoup le commandant Adama et la relation complexe qu'il a avec son fils. Du côté des femmes, j'aime bien Starbuck. J'aime les personnages féminins forts, je suis bien tombée avec elle. J'ai hâte de connaître son histoire, d'en apprendre plus sur elle. Et puis, forcément, je suis tombée amoureuse de Jamie Bamber. Ça n'étonnera personne, je suppose. J'aime bien son personnage aussi.

J'ai été très impressionnée par les scènes dans l'espace. Je les ai trouvées magnifiques. Les scènes de combats sont très belles. La solitude dans l'infini de l'espace (même avec des dizaines de vaisseaux en tout genre) tranche bien avec l'enfermement dans des espaces souvent réduits pour les personnages. On sent la tension qui s'installe. Le poids des responsabilités est pesant. L'ambiance est presque étouffante. Et c'est pour ça que les scènes dans l'espace sont comme une bouffée d'air frais. C'est là où il n'y a pas d'oxygène que le téléspectateur trouve la place de respirer. J'ai trouvé ce sentiment déjà assez fort dans ces trois premières heures alors que les scènes dans l'espace sont bien souvent des combats pour le moment. Pas de quoi vraiment respirer ou être soulagé mais avoir d'un coup plus d'espace entre deux scènes à l'intérieur des vaisseaux, ça fait du bien. Ou alors, c'est juste moi qui suis claustro.

J'ai vraiment apprécié cette introduction à la série. Elle m'a donné envie de voir la suite (c'est qu'elle a bien fait son boulot). J'espère maintenant que je vais aimer la suite et accrocher sur la durée.