Cette année, c'est sans ma complice de convention Nephthys que je suis allée au Comic Con' pour cause d'incompatibilité d'emplois du temps. Le seul jour possible pour moi était le jeudi et je me suis naïvement dit qu'il y aurait pas trop de monde. Pleine semaine, les gens travaillent, toussa. Ouais, j'avais juste oublié que c'était déjà les vacances pour certains...

Comme je me suis levée plus tôt pour partir qu'habituellement pour aller au boulot, j'ai commencé par finir ma nuit dans le transilien. A suivi l'épreuve du RER B jusqu'au Parc des Expositions. Tous les ans je sais que ça va être l'enfer mais tous les ans je m'étonne à quel point ça l'est. Une. Vraie. Torture. Les sardines dans leur boîte ont plus d'espace que nous à ce moment-là. Et pour finir en beauté l'arrivée sur place, la convention ouvre ses portes bien tard. Jamais je suis rentrée à 9h comme promis par mon ticket acheté en pré-vente. C'était plutôt vers 10h15. Du coup, le temps de repérer le point dédicaces et de faire la queue (j'ai eu le temps de manger mon sandwich en attendant), il n'y avait déjà plus de pass pour les deux séances d'autographe d'Alexandre Astier. On ne dirait pas comme ça mais je n'ai fait qu'attendre pour l'instant, je n'ai encore rien fait et je sais déjà que je n'aurais pas d'autographe. Tant pis.

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Je suis là pour voir Alexandre Astier et notamment assister à sa master class. Ca, au moins, je suis sûre de pouvoir le faire. Et puis c'est cool dernièrement, je mange du roi Arthur à toutes les sauces : Bradley James, Alexandre Astier. J'adore ! Je ne me laisse donc pas abattre et je vais à la salle de dédicace pour au moins apercevoir le roi de Kaamelott. Je peux même prendre quelques photos parce que j'arrive à trouver une bonne place derrière ceux qui attendent pour les dédicaces. Derrière moi, un groupe l'appelle "Sire" pour l'apostropher et ça le fait sourire. Je reste un moment à le regarder accueillir chaque personne avec le sourire, signer des autographes, prendre le temps de discuter un peu, et prendre une photo avec tout le monde. Quand arrive la fin de la séance, le public lui crie "Longue vie au roi !". Il y a une bonne ambiance parmi les fans. On discute entre nous, notamment pour savoir ce qu'on aime le plus chez Alexandre Astier. Tout le monde tombe à peu près d'accord : il est drôle, il écrit bien, c'est un geek et un génie. Voilà.

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Je vais ensuite faire un tour dans le Comic Con' et profiter des stands. Il y a une Porte des Etoiles, des Storm Troopers, des cosplays de plein d'univers différents. Et des stands Doctor Who. J'ai particulièrement aimé celui de SciFi Collector London, comme l'année dernière, qui présentait cette année un TARDIS et un Dalek grandeur nature, les manteaux du Capitaine Jack et de Ten et la veste d'Eleven. Au stand, il y a bien sûr plein de goodies de la série (et de Merlin aussi, gloire à eux !). Je réussis l'exploit de ne pas me ruiner et m'en donne plutôt à coeur joie avec les photos devant le TARDIS. J'y rencontre d'ailleurs une fan avec un très jolie cosplay. Le TARDIS en robe, vraiment très bien fait.

Il est ensuite temps de rejoindre la file d'attente pour la master class de celui qui a été nommé roi du Comic Con'. Je fais bien de m'y prendre à l'avance parce qu'il y a du monde. Beaucoup de monde. J'apprendrai plus tard qu'on était 4000 à y assister devant la scène principale. Je vais devoir attendre mais au moins je ne serai pas tout au fond. D'ailleurs, on n'hésite pas à s'asseoir dans la file d'attente et ça fait un bien fou à mes jambes. Je n'ai pas été assise depuis le transilien du matin (et ça fait des heuuuures).

Je ne saurais dire combien de temps à durer la master class. Ca a commencé en retard et fini en retard. Ca m'a semblé durer des heures et en même temps c'était bien trop court à mon goût. Signe que c'était génial. Alexandre Astier nous a expliqué comment il travaille, notamment sur Kaamelott. Il fait tout en même temps, il n'y a pas de changement de casquette pour lui. Il pense que "la meilleure place pour diriger un acteur, c'est de jouer avec lui".

Son truc, c'est d'écrire les dialogues séparément de la structure globale de l'histoire (qui est écrite en amont). Il n'écrit pas pour les personnages mais pour les acteurs, pour les séduire. Il donne les textes le matin aux acteurs pour qu'ils n'aient pas le temps de les apprendre et de leur donner une musicalité sans lui. C'est passionnant de l'entendre parler d'écriture. Il nous dit même que dans les deux premières saisons, c'est le dialogue qui fait tout.

Il nous explique aussi qu'il a dû se battre, au début, pour garder le côté sérieux de la série. Bien sûr il y a beaucoup d'humour mais il n'était pas question pour lui de réduire la série à seulement ça. Il fallait aussi garder le côté sérieux. Le test, c'était que la série ne ressemble pas à une comédie quand on la regarde le son coupé. C'est pour ça qu'il y a tant de soin apporté aux costumes notamment. Et que l'image de la série dans les magazines se fait à coup de photos sérieuses.

Il nous raconte ensuite un moment émouvant avec Pierre Mondy. Ce dernier l'a remercié pour un long monologue écrit pour lui dans Kaamelott et tourné en plan séquence. Pierre Mondy lui a dit qu'il avait "rajeuni de 20 ans" grâce à ça parce qu'il a adoré ce monologue. Là-dessus, Alexandre Astier nous confie : "Les gars de TF1 qui l'ont mis dans une série où il s'est fait chier pendant 20 ans, je les emmerde !"

Après ça, il nous parle de l'importance de la musique dans sa vie et dans son travail. Il dira plusieurs fois qu'il "pense tout comme un musicien". Pour Kaamelott, il l'a beaucoup écrite pendant le tournage même si certaines parties ont été écrites avant et après. Il s'inspire de l'ambiance du moment et du cadre qu'offrent les décors où il tourne toute la journée.

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Vient ensuite le temps de quelques annonces et révélations. Comme il l'avait déjà fait sur Twitter un peu avant, il nous annonce le titre du septième tome de la BD Kaamelott, Contre-attaque en Carmélide, qui est en cours d'écriture. Et surtout, la signification du fameux logo de la série repassé par un R rouge. Il s'agit de Kaamelott Résistance. En fait, il y aura trois films pour faire suite à la série. Dans le premier acte du premier film, soit environ trente minutes, on verra surtout Lancelot régner en tyran sur le royaume de Logres. Alexandre Astier a tellement aimé cette partie et la thématique de l'occupation et tout ce qu'elle implique qu'il a décidé de la développer davantage. Et comme le monsieur aime varier les supports, ça sera sous forme d'une série de nouvelles. Il réfléchit déjà à une version enrichie avec de l'audio (avec les voix des acteurs) et pourquoi pas un tournage d'une partie du truc. Une expo a été spécialement réalisée pour le Comic Con' afin de présenter Kaamelott Résistance.

Hors Kaamelott, il tient absolument à faire un film autour de la bête du Gévaudan parce qu'il a toujours été bercé dans les histoires de loups et forêts, qu'il en a toujours un pu eu peur et qu'une généalogiste lui a montrer que le nom Astier remontait jusqu'au village au la bête du Gévaudan aurait fait le plus de victime. On a bien senti que ça lui tenait à coeur.

Quand une fan lui demande si ses repas de famille ressemblent à ceux qu'on voit dans la série, il nous raconte une anecdote sur la tarte de sa mère. Elle a fait une tarte complètement immangeable deux semaines auparavant et il a, évidemment, immédiatement pensé à l'épisode sur les pauvres talents culinaires de Dame Séli, notamment concernant les tartes.

La conférence se termine et Alexandre Astier nous invite à aller voir l'expo. Je m'y rends donc et le retrouve là-bas puisqu'il la visite en même temps que nous. La sécurité a vite limité le nombre de personnes dans l'expo en même temps que lui et c'est bien normal. La salle de l'expo n'est pas bien grande donc on ne peut pas tenir à beaucoup. J'ai la chance d'avoir pu entrer en même temps que lui. Il ne reste pas longtemps mais en fait le tour et je pense qu'il est surtout là pour voir les premières réactions des fans. Il est très accessible et salue facilement tout le monde. C'est une très belle expo. Il y a deux costumes exposés, des aquarelles et des extraits des futures nouvelles.

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Je m'offre une petite pause avec une crêpe au Nutella. C'était évident que j'allais craqué vu comment ça sentait bon la crêpe pendant quasiment tout le temps où j'ai fais la queue le matin. Ensuite, je retourne à la salle de dédicace parce qu'Alexandre Astier fait une deuxième séance. C'est l'occasion de reprendre quelques photos de celui qui a été surnommé roi du Comic Con'. Derrière moi, un groupe de fans commence à chanter "A la volette" et on est plusieurs à se joindre à eux. Ca fait sourire Alexandre Astier et ça fait mon bonheur.

Il est finalement temps pour moi de partir. Le retour se fait sous la pluie et dans la douleur. Heureusement qu'un gars sympa sur le quai a accepté de partager son parapluie avec moi. Par contre, je pense être à peu près sûre que mes jambes n'ont pas survécu à cette journée. Je suis trempée, j'ai chaud et froid en même temps, mal partout. Mais je suis ravie ! J'ai vu Alexandre Astier et assister à une conférence très intéressante ! Le roi Arthur en personne ! J'ai passé une bonne journée sur place. Je me suis beaucoup amusée. Alexandre Astier est très drôle, simple, accessible et naturel. Un vrai bonheur. Le seul point négatif que je soulèverais, c'est au niveau de l'organisation. Vous savez que je ne dis pas ça parce que je n'ai pas eu mon autographe, je l'ai déjà dit les années précédentes. En fait, je crois vraiment que la Japan Expo et le Comic Con' devraient se dérouler séparément. Mais bon, j'ai adoré cette journée et c'est bien ça le principal.

Pour les photos, c'est comme d'habitude, dans la colonne de gauche.