La saison 7 de Doctor Who est vraiment riche en événements et en émotions. Entre le départ de deux compagnons, l'arrivée d'une nouvelle tête et l'élément mystérieux qu'on nous présente à la fin de la saison, Doctor Who continue d'émerveiller et de surprendre. Même si certains épisodes ont l'air d'être construits juste autour du titre qui sonne cool, comme le 7x02 : Dinosaurs on a spaceship (qui, pour être tout à fait honnête, m'a amusée parce que j'étais ravie de voir Mark Williams dans la série et parce que c'était fun de voir Eleven à dos de dinosaure), et que ça ne permet pas à la saison d'avoir une qualité égale sur la longueur, on nous a concocté de bonnes choses.

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La disparition de Rory et Amy provoque beaucoup d'émotions. Une de ces fins douces-amères qui vous brisent le coeur comme la série sait si bien le faire. La séparation est déchirante, mais Amy et Rory ont vécu heureux ensemble et pendant longtemps. Quelque part, j'étais contente pour eux. Mais le fait est que la séparation est déchirante pour le Doctor et pour eux aussi. La série nous offre encore une fin d'aventure douloureuse pour les personnages, mais tellement belle à la fois dans ce qu'elle a de tragique.
 
Les épisodes qui précèdent cette disparition sont à la fois drôles et touchants. J'ai beaucoup aimé le fait qu'on passe du temps avec le père de Rory. Et puis il y a la première apparition de celle qui sera la future compagne de voyage du Doctor, Clara Oswin Oswald. Son entrée dans le Whoniverse est vraiment bonne. Je me suis tout de suite attachée à elle. Et il y a dans cette première apparition du personnage quelque chose de tragique et de magnifique à la fois. Ce quelque chose qui est l'essence même de la série à mon avis.
 
L'épisode de Noël, The Snowmen, a cette touche de merveilleux qui convient à cette période de l'année. Ajoutée à l'ambiance propre à la série, ça a donné un épisode à la fois doux et tragique. Le Doctor s'isole depuis la perte de Rory et Amy, mais sait quand même bien s'entourer. Le trio formé par Madame Vastra, Jenny et Strax est très drôle et fonctionne vraiment bien. Je suis contente qu'on l'ait retrouvé dans la deuxième partie de la saison. L'époque victorienne, le Doctor qui se prend pour Sherlock Holmes, les Snowmen, Clara : autant d'éléments qui m'ont plu dans cet épisode. 

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Cet épisode nous présente aussi Clara, que l'on a déjà vu dans le premier épisode de la saison en tant qu'Oswin, et je dois dire j'ai tout de suite bien accroché au personnage. J'aime son histoire dans cet épisode de Noël. J'aime voir comme le Doctor s'attache rapidement à elle. Malgré lui au début puis si vite et intensément après. On sent très bien la complicité des deux personnages. Tout ce que je voulais après cet épisode, c'était voir ce que ça allait donne avec la version moderne de Clara (c'est-à-dire originaire de Londres au 21e siècle). J'aime que le mot choisi pour convaincre le Doctor soit « Pond » et j'aime que le mot « Rose » se trouve dans le nom du pub dans lequel elle travaille. J'adore ce genre de références et ça inscrit tout de suite le personnage dans la lignée des autres compagnons de voyage du Doctor.
 
Le mystère autour de Clara s'épaissit au fil de la saison. Chaque nouveau personnage amène de la fraîcheur à la série. J'aime l'alchimie qu'il y a entre Clara et le Doctor. Et les personnages secondaires Strax, Madame Vastra et Jenny sont très sympathiques. Tous ces nouveaux personnages amènent une bonne humeur qui contraste avec le sentiment d'inquiétude que provoque le mystère autour de Clara. Je trouve que l'équilibre entre les deux est bien maintenu.

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Et puis viennent les choses sérieuses, les épisodes où on en apprend plus sur Clara, sur le Doctor et sur la raison pour laquelle elle est avec lui. Le dernier épisode, The Name of the Doctor, ramène même le personnage de River Song. J'aime le fait qu'elle ne soit jamais oubliée, qu'elle soit là dans les moments difficiles pour le Doctor. Et j'aime voir que c'est grâce à l'amour que lui porte River et Clara qu'il s'en sort encore une fois. La fin de l'épisode avec John Hurt est très bonne. On n'a évidemment qu'une envie : connaître la suite et savoir comme le personnage incarné par John Hurt peut être ce qu'il est. 
 
Je m'amuse toujours autant à regarder la série, elle reste parmi mes préférées, mais il y a comme... j'allais dire une perte d'intérêt, mais non. Ce n'est pas ça. C'est plutôt comme si les changements et les différences de la saison, inéluctables et faisant partie du jeu, abîmaient plus la série qu'ils ne la servent. Je ne suis pas très fan de ces saisons coupées en deux parties. J'ai tendance à penser que ça casse le rythme et ça m'a particulièrement gênée cette saison. Je sais que ça permet à Steven Moffat de faire des ellipses qui permettent à ses personnages d'évoluer. Ce qui me dérange là-dedans, c'est qu'on ne voit pas le changement se faire sous nos yeux. L'évolution et le changement sont les grands principes qui régissent la série. Je trouve dommage qu'on nous le montre en faisant l'ellipse sur les moments d'évolution des personnages. J'ai juste l'impression qu'ils grandissent quand on ne peut pas les voir et qu'ils reviennent changés. L'émotion est toujours là, j'aime toujours la série. Mais c'est différent. Et ce qui me dérange, c'est que ce n'est pas toujours différent dans le bon sens du terme cette saison. Globalement, j'ai aimé la saison, mais je l'aurais davantage appréciée si la qualité avait été plus égale sur la longueur.
 
Ceci dit, j'ai quand même hyper hâte de retrouver la série puisque le prochain épisode sera diffusé le 23 novembre et célébrera les 50 ans de la série ! Oh et  j'aime bien le nouveau TARDIS, surtout les gravures en gallifreyan sur certaines parties de l'intérieur du vaisseau. Avec Nephthys, cette nouvelle version du vaisseau nous a rappelé celle qu'on a pu piloter à la Doctor Who Experience.