13 juin 2008
Californication - Saison 1
Californication signe le grand retour de David Duchovny sur le petit écran dans un rôle très éloigné de celui de l'agent Mulder. L'acteur interprète Hank Moody, un écrivain talentueux à la vie houleuse qui multiplie les conquête depuis qu'il s'est séparée de son ex, Karen, qu'il aime toujours et avec qui il a eu une fille, Becca, aujourd'hui âgée de 13 ans.
Il ne faut pas se fier aux pilot qui montre tout le côté provocant de la série. Bien sûr, ce côté provocant fait le sel de la série (et est beaucoup plus présent dans le pilot que dans les autres épisodes) mais elle ne se résume pas à ça. Elle est aussi composée de personnages attachants, à commencer par Hank qui, sous ses airs de mauvais garçon à la vie de débauche, est un auteur perdu, un bon père, un homme attachant et maladroit, un homme de mots aux réparties croustillantes. Il est "tragiquement imparfait" (c'est le titre du dernier épisode de la saison, 3x12, et une formulation de Becca qui parle de son père) et c'est tout ce qui fait son charme.
Le cœur de la série est bien la famille de Hank : Karen, l'ex dont il est toujours amoureux, et Becca, leur fille qu'il adore. Le côté familiale est ce qu'il y a de meilleur dans la série. La relation père-fille est très touchante. Becca rend Hank meilleur et Hank est un bon père avec elle. La relation entre Hank et Karen est bien sûr au cœur de la saison puisque, tout au long des épisodes, on suit Hank qui tente de la reconquérir. Cette relation est très touchante également : ils prennent soin l'un de l'autre et sont restés proches. Les moments familiaux font s'émouvoir ou sourire et cet aspect de la série fait oublier ses défauts.
Les personnages de Charlie et de Mia ne sont pas très convaincant. La story-line de Charlie ne se révèle pas être très intéressante et le personnage de Mia est plus horripilant qu'autre chose. Bon, c'est son rôle dans cette saison : la peste, l'ado mal dans sa peau avide de sensations et de reconnaissance. Mais je ne sais pas, il y a un truc, au-delà de son rôle de peste, qui fait que je n'ai pas accroché au personnage. L'autre défaut de la série, c'est de servir du trash là où ce n'est pas forcément nécessaire.
David Duchovny revient donc au petit écran en grande forme pour nous montrer tout l'étendu de son talent dans une série très sympathique à suivre, avec des personnages attachants qui nous font oublier les petits défauts de la saison.
09 juin 2008
Medium - Saison 3
Avec beaucoup de retard, je me penche sur la review générale de la saison 3 de Medium. Qu'en est-il de cette saison ? Que nous ont réservé les scénaristes ?
Beaucoup de très bonnes choses, ça c'est sûr. Toute la première partie de la saison est truffée d'idées plus originales les unes que les autres. En reprenant toutes les petites scènes qui sont l'âme de la série (les petits déjeuners en famille, les coups de téléphone en voiture,...), la peinture plutôt fidèle des relations familiales et en incorporant ce qu'il faut de surprenant pour rendre chaque épisode original (en exemple, on peut citer les deux fantômes qui s'entraident du 3x09 : Mort d'un amoureux transi, la poupée flippante du 3x10 : La poupée ou encore les rêves de Push dans le 3x11 : Un vieil ami), la première moitié de cette saison 3 est excellente.
Malheureusement, ça ne dure pas aussi longtemps qu'on le voudrait. Le niveau redescend un peu mais reste tout à fait correct. Disons que les épisodes restent moins en tête que les précédents. Les épisodes sont un peu plus banals que les précédents et certains pans d'intrigue sont moins intéressants (je n'ai pas beaucoup accroché à tout ce qui touche au procureur Devalos, par exemple).
Mais la série se reprend vite en main avec l'épisode 3x17 : L'angoisse et l'espoir dans lequel Joe est pris en otage. Il va en découler de bonnes choses qui redonnent sa saveur à la série. La narration rompt avec les habituels stand alone et les conséquences de cette prise d'otage sont visibles dans plusieurs des épisodes suivants.
Enfin, la saison se termine par un arc de trois épisodes dans lesquels les personnages, autant que la série, se retrouvent chamboulés : le don d'Allison est dévoilé à tout le monde. Maintenant, il faut voir comment les scénaristes vont gérer cela dans la quatrième saison. Après une saison 3 plutôt inégale au niveau de la qualité de ses épisodes mais qui a tout de même su montrer que la série est capable du meilleur, j'attends la saison 4 avec impatience pour pouvoir suivre le quotidien de la famille Dubois.
07 juin 2008
Prison Break - Saison 3
Après une saison 2 assez moyenne, la série a-t-elle réussi à remonter le niveau avec la saison 3 ou celle-ci n'est-elle qu'une pâle copie de la saison 1 ?
Je penche en faveur de la deuxième solution. Le début de saison est plutôt soporifique. Ou on peut le trouver drôle aussi, faut voir. Trêve d'ironie, cette saison manque cruellement de tension, de crédibilité et de subtilité. Elle peine à nous surprendre même s'il y a des sursaut de mieux comme dans l'épisode 3x12 : Contre vents et marées où le plan de Michael s'avère plus complexe qu'on a pu le croire et nous surprend sur un détail. Mais parfois, même quand il y a une bonne surprise, la série se freine elle-même en la gâchant dans l'épisode suivant. Je pense par exemple au cliffhanger à la fin de l'épisode 3x08 : Plus dure sera la chute sur lequel M6 avait arrêté la diffusion de la première partie de la saison et qui voit Michael sortir de l'enceinte de la prison. L'épisode suivant règle le tout en deux minutes et Michael se retrouve à nouveau enfermé (dans un cage en plein soleil cette fois).
Au niveau de la crédibilité, je crois qu'on se souviendra longtemps du camion qui s'embourbe et du suspense insoutenable que cela engendre pour savoir si oui ou non le camion va rouler sur le trou ! Il y a plein d'autres petits détails qui rendent la série très peu crédible, à la limite du ridicule parfois. Lors des derniers épisodes, nos prisonniers ont réussi à s'évader et ils passent de lieu en lieu pour faire l'échange entre Whistler et LJ : ils viennent de s'évader et ils circulent assez facilement en ville...
Enfin, le dernier épisode, 3x13 : Vengeance, donne un fin assez correcte à une saison 3 plus que moyenne. Les bases sont posées pour la saison 4 dans un épisode qui est plus un gros "à suivre" qu'un cliffhanger et qui nous invite à revenir la saison prochaine pour suivre les aventures des personnages. Michael va-t-il assouvir sa vengeance ? Va-t-il revenir pour faire évader Sucre (qui lui offre un belle preuve d'amitié d'ailleurs dans la dernier épisode) ? Que va-t-il se passer pour Sucre, Mahone et les autres ?
05 avril 2008
Invasion
Synopsis : Un ouragan frappe la Floride et isole une petite ville. Au plus fort de la tempête, la fille du ranger Russell Varon voit des lumières oranges amerrir dans les marais. Son ex-femme, et actuelle femme du sheriff, est retrouvée inconsciente et nue dans l'eau. Les gens retrouvés dans l'eau semblent agir bizarrement et le beau-frère de Russell croit à un débarquement extraterrestre.
Après la lecture du synopsis de la série, je me suis dit que j'allais tenter l'aventure. J'ai toujours eu un faible pour les histoires d'extraterrestres de toute façon... L'autre ingrédient qui m'a décidée sont les personnages et les relations qui en découlaient : une ex-femme, un beau-frère, un nouveau mari, des enfants issus d'autres mariages... Bref, l'aspect famille recomposée.
Et je n'ai pas été déçue. La série intègre très bien le côté familial au fantastique ambiant. D'ailleurs, ce qui m'a fait accrocher à la série dès le premier épisode, c'est l'ambiance qui s'en dégageait. Une ambiance particulière que la série a su garder toute la saison.
Le cast de la série est des plus sympathiques et comporte deux têtes connues : Eddie Cibrian dans le rôle de Russell Varon et qui a aussi joué dans New York 911 et Vanished, et William Fichtner qui incarne l'agent Mahone dans Prison Break.
Ce que la saison a aussi su maitriser, ce sont les révélations. Les éléments arrivent à temps. C'est bien distillé. Elles sont bien amenées, bien développées sans toutefois trop en dire. Et on a plaisir à suivre le mystère qui entoure les gens retrouvés dans l'eau, ceux qui sont surnommés les "rescapés" puis les "hybrides". La
série sait bien jouer avec le mystère pour rendre l'histoire intéressante et ça
donne à chaque fois encore plus envie de connaître la suite.
Du côté de l'intrigue elle-même, les lumières oranges qui se baladent dans l'eau seraient des extraterrestres selon l'un des personnages. Angoisse, tension, mystère et révélations sont au programme. Les rescapés ont en fait été attrapés par ses créatures et ont changé. Ils sont devenus des hybrides : humains en apparence mais différents à l'intérieur. Ils seraient le prochain stade de l'évolution humaine... A partir de tout ça, la série sait aussi jouer avec le téléspectateur en le rendant soupçonneux là où il n'y a finalement pas lieu d'être. Cela rend bien l'impression que doivent avoir les habitants et la suspicion qui doit régner sur chaque personne à Homestead.
Faute d'audience, la série a été arrêtée au bout d'une saison seulement. Et c'est bien dommage parce que la première saison est de bonne qualité et le season final promettait des choses intéressantes pour la saison 2. C'en est d'autant plus frustrant que le dernier épisode de cette saison 1 se finit sur un cliffhanger (je ne pense pas qu'on puise vraiment parler de fin ouverte à ce niveau là...). Le rythme y est soutenu, la collaboration et l'entraide entre Russell et Tom est très intéressante à suivre et le cliffhanger laisse des tas de questions en suspend. Si le dernier épisode, 1x22 : Le dernier sacrifice, répond à pas mal de questions, il en reste cependant trop sans réponse pour que l'on puisse considérer cette fin comme une fin ouverte. Que va-t-il arriver à Larkin ? Va-t-elle s'en sortir ? Et si oui, dans quel état ? Quelles seront les conséquences pour le bébé qu'elle porte ? Quelle va être la réaction de Russell ? Quelles seront les conséquences sur toute la famille ? Telles sont les questions qui se posent. On peut en ajouter d'autres plus générales, comme : d'où viennent vraiment les créatures ? Qu'est-ce la progéniture des hybrides va donner exactement ? Que vont devenir les humains sur le long terme ?
Cependant, on peut aussi remarquer que la boucle est boulée sur certains points. La série s'ouvre sur l'arrivée des créatures oranges grâce à une tempête. C'est aussi là dessus qu'elle se termine. On apprend que c'est Tom qui a emmené sa femme dans l'eau pendant la tempête ; il y emmène Larkin juste après la deuxième tempête : c'est donc encore lui qui va permettre la transformation d'une femme en hybride (on peut tout à fait supposer que c'est ce qui va arriver à Larkin).
04 mars 2008
Entourage
Synopsis : Vince, un jeune acteur qui commence à devenir populaire, est entouré de ses amis et de son demi-frère. Ensemble, ils évoluent dans le monde d'Hollywood où ils tombent parfois dans l'excès ou dont ils essayent d'éviter les pièges...
Le synopsis et la classification de la série comme comédie m'ont attirée et m'ont convaincue d'essayer la série. Mais j'avoue avoir abandonné au bout de 3 épisodes (la première saison n'en comptent que 8). Je n'ai pas du tout accroché...
Ce que j'ai retenu de la série (ça me fait à peine 10 lignes de review pour 3 épisodes quand même...), c'est la bande-son envahissante et vite insupportable si on n'aime pas le genre du hip-hop à la base (notamment lors du générique). Ça ne m'a pas emballé plus que ça. On nous
plonge dans le monde hollywoodien et on nous en montre ses excès et ses
travers. Ça aurait pu être sympathique à suivre mais j'ai trouvé que la série
n'avait de la comédie que la durée des épisodes.
Le côté un petit peu plus sympathique de la série est de voir des guests dans leur propre rôle. Par exemple, on croise Jessica Alba. Le seul regret sur ce point, c'est qu'elle n'ait pas la même voix française que d'habitude (assurée par Barbara Delsol).
En bref, je n'ai même pas eu envie de persévérer pour voir l'évolution des personnages et de la série. Malgré les critiques que j'ai lues et qui deviennent un peu plus positives pour la suite de la série, je ne pense pas que j'aurais fini par accrocher à la série. Au moins comme ça, je n'ai aucun regret pour avoir arrêté.
23 février 2008
Vanished
Synopsis
: Sara Collins, la femme du sénateur américain Jeffrey Collins
disparaît. Le FBI, d'abord mené par l'agent Kelton puis par l'agent Lucas,
enquête sur cet enlèvement. En s'intéressant à la vie de Sara, le FBI va
découvrir certains de ses petits secrets et se rendre compte qu'il ne s'agit
pas d'un simple enlèvement mais d'un complot bien plus complexe...
La série a souvent été comparée à Kidnapped
à cause du thème de l'enlèvement qu'elle aborde également. Comme je n'ai pas
regardé Kidnapped (je n'en ai pas eu
l'occasion et quand la série a été diffusée, j'ai eu des échos plutôt
négatifs...), je me suis dit que j'allais tenter le coup avec Vanished. En plus, ça ne pouvait que remonter
le niveau des séries de la soirée (étant diffusée après Prison Break...). Et je suis contente d'avoir
essayé parce que j'ai bien accroché dès les premiers épisodes. J'aime quand
tous les secrets sont mis en avant, quand tout semble plus ou moins lié et
qu'on a envie de découvrir jusqu'où le mystère s'étend, quand le criminel
semble aussi s'en prendre à l'enquêteur. La chose à laquelle j'ai eu un peu de
mal à m'habituer, ce sont les transitions en petits points noirs et blancs pour
les flash-backs. Mais là, ce n'est qu'un détail.
Au fil des épisodes, l'enquête avance. On découvre de plus en plus de chose sur Sara, le mystère autour de sa disparition s'épaissit et une sorte de mythologie se met en place. Le rythme est bon, les épisodes sont intrigants et plaisants à suivre. Le mystère mystico-religieux qui semble entouré toute cette affaire est très intéressant : le symbole des Francs-maçons, les manuscrits anciens, la roue de codage,... C'est dommage que toute cette partie de la série n'ait pas été présente dans les derniers épisodes et que l'on n'ait pas eu plus de réponse à ce sujet.
L'un
des autres bons points de la série est le fait que le changement de personnage
qui a lieu pendant l'épisode 1x07 : Résurrection a été bien amené et ne
m'a pas du tout perturbée (pourtant, je suis toujours frileuse en ce qui
concerne les changements de cast). L'agent Kelton, joué par Gale Harold, se
fait tuer et est remplacé par l'agent Lucas, joué par Eddie Cibrian.
Personnellement, j'ai préféré le second agent au premier (et pas seulement
parce que c'est un grand brun au regard charmeur et au sourire renversant). Je
n'avais pas vu joué Eddie Cibrian très souvent jusque là, mais au moment de la
diffusion de Vanished sur M6 je le voyais aussi dans Invasion. Ce changement a
donc été une bonne surprise de le retrouver là. J'ai trouvé le personnage de
l'agent Lucas plus sympathique, j'avais mis du temps à accrocher à celui de
Kelton...
Dans les derniers épisodes, soit à partir du 1x10 : Prisonnières, on découvre que le mystère et le complot s'étend plus loin qu'on ne le pensait. Parmi les différentes révélations, on peut notamment citer le fait que le père du sénateur et le chef de l'équipe du FBI qui enquête ne sont pas étrangers à l'enlèvement et au complot.
La série a été annulée, faute d'audience, au bout de 13 épisodes seulement. La fin est donc frustrante parce que ce n'est pas une vraie fin. Certes la famille Collins se retrouve ensemble autour d'une table et l'ex-femme du sénateur y a repris sa place de femme de la maison (occupée jusque là par Sara). Certes Sara retourne auprès de Peter (le pêcheur dont elle était amoureuse, qu'elle a quitté sans explication, avec qui elle a eu une fille et qui l'a cherchée) parce qu'elle est perdue et qu'elle ne savait pas vers qui se tourner. Et c'est donc là le retour aux sources (titre du dernier épisode). Mais il y a plein de question sans réponse. Il
n'y a pas beaucoup de mystère mystico-religieux dans les derniers
épisodes et c'est dommage. Cette partie de la série est vraiment très
intéressante. La série aurait mérité des épisodes supplémentaires (une saison complète aurait été bien) pour levé le voile sur le mystère qui plane autour de Sara et des manuscrits, pour donner une conclusion plus satisfaisante à la série.


