30 juillet 2009
Tout est sous contrôle, Hugh Laurie
On connait Hugh Laurie surtout pour son interprétation du Dr. Gregory House depuis 2004. Mais, en plus d'être acteur, il est aussi producteur, réalisateur, compositeur, chanteur, musicien...et écrivain. Tout est sous contrôle, paru en 1996 sous le titre The gun seller en Angleterre, est sorti le 19 février dernier en France.
C'est l'histoire de Thomas Lang, un ancien militaire à qui l'on propose 100 000 dollars pour assassiner M. Woolf. Non content de refuser, il fait tout pour prévenir la cible. Mais la situation se retourne contre lui. Et c'est là que tout commence pour Thomas Lang.
Dans cette, narration à la première personne, on est Thomas Lang. Le lecteur fait connaissance avec lui à travers ses pensées, ses remarques, ses actes. Et le personnage n'est pas un de ceux que l'on peut vite oublié. Il a un sale caractère et un sens de la répartie décapant. Mais il reste un mec bien, comme le montre son choix de prévenir Woolf du danger qu'il court.
Le roman est un bon thriller à l'ironie mordante. Les rebondissements, les traits d'humour, les sacrasmes et les bon mots se succèdent avec efficacité et on est aussi pressé de savoir quel sera le prochain évenement que le sarcasme suivant. Personnellement, j'ai adoré suivre les aventures de Thomas Lang et l'ironie omniprésente.
Le personnage principal est attachant et certains disent qu'il rappelle le Dr. House pour ses sarcasmes, ses références musicales, ses répliques du tac-au-tac... Mais ce n'est pas à House qu'il ressemble, c'est à Hugh Laurie qu'il emprunte quelques traits de personnalité. Si l'on connait un peu l'acteur, on sait qu'il a écrit et composé des chansons décalées et ironiques, qu'il aime les motos (en témoigne certains photoshoots), la musique,... Quand le roman est sorti en France, le batage médiatique a lié la série au roman. Comme ça. Pour faire vendre. Ils ont vu de l'ironie et des sarcasmes dans le roman et ils ont tout de suite pensé au Dr. House. Ce qui n'est pas faux. Mais c'est un racourci. Le roman est sorti en Angleterre en 1996, donc bien avant que le Dr. House ne devienne le diagnosticien le plus génial de la télévision. C'est donc Hugh Laurie qui influence ses personnages, ceux qu'il écrit et ceux qu'il interprète. Voilà, je tenais juste à remettre les chose dans l'ordre parce que la quatrième de couverture du livre n'est pas des plus claire à ce sujet et laisse même penser que le roman date d'après le début de la série.
Tout est sous contrôle est un roman que je recommande et qui montre que Hugh Laurie est doué pour plein de chose. J'epsère que d'autres romans suivront parce qu'il manie très bien la plume.
25 décembre 2008
Je l'aimais, Anna Gavalda
J'avoue que, pour ce billet, je me sers très largement d'un travail que j'ai eu à faire pour un de mes cours. Mais ça me donne l'occasion de vous parler d'un roman que j'ai apprécié.
Lorsque Adrien se rend compte qu’il s’est trompé dans sa relation avec sa femme, il la quitte et la laisse seule avec leurs deux filles. Chloé reçoit alors le soutien de son beau-père qui, au lieu d’accabler son fils, apporte à la jeune femme des éléments de réponse sur le comportement d’Adrien en lui racontant sa propre histoire. En lui confiant comment il a lui-même tout gâché en voulant préserver la facilité de sa vie, de son confort, de ses habitudes. En essayant de lui faire comprendre ce qu’il ressent : tout abandonner est égoïste, certes, mais courageux. Le père d’Adrien n’en a pas été capable, préférant s’accommoder de sa situation par facilité, par lâcheté, pense-t-il. La part la plus importante du roman tient dans la relation qui s’établit alors entre la jeune femme et son beau-père.
Le roman plonge le lecteur dans la vie de Chloé et de son beau-père avec une grande facilité. C’est avec délicatesse que l’on rentre dans leurs univers : celui, chamboulé, de Chloé, et celui du beau-père qui revit son passé et qui voit dans le geste de son fils ce que lui-même n’a pas osé faire des années plus tôt. Le départ d’Adrien provoque, entre les deux personnages, un rapprochement que l’auteur décrit avec un style fluide et sensible. Le père d’Adrien se confie comme il ne l’avait jamais fait auparavant et explique ce qu’il a vécu. On peut souligner le talent de l’auteur pour rendre cette confidence émouvante sans pour autant tomber dans un pathos superficiel tirant sur la corde sensible.
L’autre particularité du texte est de rendre Adrien omniprésent alors qu’il est celui qui est parti. Par leurs confidences et leurs anecdotes, Chloé et son beau-père découvrent un homme différent de la vision que chacun en avait. L’auteur utilise ce procédé avec brio pour présenter au lecteur un personnage qui n’est pas physiquement présent aux côtés de sa femme et de son père. Alors que la narration est assurée par Chloé, on se surprend à comprendre quand même tous les points de vue de la situation.
16 mars 2008
Salon du livre 2008
Sac sur le dos et appareil photo en main, je suis allée au salon du livre hier pour voir en chair et en os les auteurs qui me font ressentir tant de choses en couchant leurs mots sur le papier. En tant qu'amatrice de livres, je n'ai pas résisté très longtemps à l'appel de deux d'entre eux et que je voulais depuis quelques temps. C'est comme ça que j'ai retrouvé Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu (dont vous pouvez retrouver les illustrations ici) et le Dictionnaire des expressions québécoises de Pierre DesRuisseaux dans mon sac en un clin d'œil.
Et j'ai pu prendre en photo tous les auteurs que j'étais venue voir :
Marc Levy, l'auteur de Et si c'était vrai... et des Enfants de la liberté (entre autres) et dont le nouveau roman sortira début juin.
Anna Gavalda, l'auteur d'Ensemble, c'est tout et dont le nouveau roman, La Consolante, est sorti à l'occasion du Salon du livre.
Martin Winclker, dont le nom dit peut-être quelque chose aux sériphiles pour ses essais sur les séries tv américaines tels que Les Miroirs de la vie et Les Miroirs obscurs.
Guillaume Musso, l'auteur de Et après... et de Seras-tu là ? (entre autres).
Amélie Nothomb, dont je n'ai lu que quelques lignes...et je n'ai pas accroché.
Pénélope Bagieu, l'auteur de Ma vie est tout à fait fascinante dont j'ai parlé plus haut. Elle dessine avec humour des petites scènes de la vie quotidienne et illustre des livres d'autres auteurs.
Et dans la série "je ne savais même pas qu'il serait là", Charles Aznavour. Je ne savais pas qu'il avait écrit un livre mais, qu'on aime ou pas le chanteur, c'était quand même l'occasion de voir en chair et en os un des monuments de la chanson française.
Après une journée passée au Salon du livre et avec un mal de jambes pas possible, je rentre chez moi des images d'auteurs et de livres plein la tête.



