22 septembre 2008
Robin Hood - Saison 2
Cette review contient des spoilers.
La première saison de Robin Hood a su dépoussiérer
le mythe du plus grand voleur de Sherwood et nous intéresser à la vie de Robin
et de sa bande. Pour la saison 2, la série reprend ses bonnes habitudes de fraîcheur
et de légèreté tout en introduisant des thèmes plus sombres.
De manière générale, les relations entre les
personnages sont plutôt bien exploitées et l’épisode où les membres de la bande de Robin se disent ce qu’ils
pensent des autres lors d’un petit huis clos fait ressortir la force de la
relation que chaque membre du groupe entretien avec un autre.
Au niveau des personnage, Much reste l’élément
comique du groupe et de la série lors de cette deuxième saison et assume ce rôle
de façon convaincante. Il est tout simplement excellent de le voir dans des
situations comiques !
Quant à Guy, le personnage est plus développé
dans la saison 2 qu’il ne l’a été dans la saison 1. Si on sentait déjà très
bien sa dualité dans la première saison, on trouve dans la deuxième l’illustration
que le personnage a un bon côté et un côté méchant. Il sait être attachant par
moment mais il peut aussi montrer un aspect de sa personnalité beaucoup mois
engageant. Le développement de ce personnage m’a beaucoup plu cette saison : le
potentiel de la saison 1 a su être exploité dans la saison 2 au niveau de ce
personnage.
L’amour et la trahison sont au cœur de cette
saison. Des trahisons en tout genre, des secrets dévoilés, des choses découvertes.
Il y a ceux qui trahissent et ceux qui se sentent trahis, autant en amour que
du point de vue de la loyauté. Le tout est plutôt bien fait, avec des moments
forts, touchants ou imprévisibles. L’amour et la trahison s’immiscent dans les
deux camps et vont parfois jusqu’à bouleverser les personnages et leur vie. Il
y a bien sûr l’amour qui va changer la vie de Will et Djaq à la fin de la
saison où ils restent vivre ensemble en Terre Sainte, et celle de Marianne et
Robin qui vont aller jusqu’au mariage.
Quant à la trahison, elle change elle aussi des vies. Allan, dont la trahison a été découverte par le groupe de Robin, va travailler pour Guy avant de revenir dans la forêt de Sherwood auprès des hommes de Robin. Guy qui se sent trahit par Marianne en découvrant qu’elle est le Veilleur de nuit, qu’elle s’est servi de lui pendant tout ce temps pour avoir des renseignements pour Robin et qu’elle aime Robin. Le peu de chose qui rattachait Guy au bon côté s’effondre et fait ressortir son côté sombre jusqu’au geste irréparable : il tue Marianne.
La mort de Marianne dans le dernier épisode est
un acte d’une rare violence qui dépareille avec le reste de la série. A
quelques minutes de la fin du season final, on peut se dire que cela
lance la série dans une nouvelle direction, que cela peut lui ajouter un
nouveau registre. La mort de Marianne est un retournement auquel je ne m’attendais
pas et qui tranche avec la légende et son « ils se marièrent et vécurent heureux ».
Mais, je suis un peu déçue par le fait que Marianne n’est pas fidèle à elle-même
quand elle parle à Guy avant qu’il ne la tue. Elle a toujours su manier les
gens, les convaincre pour obtenir ce qu’elle voulait. Elle savait sûrement
comment s’y prendre avec Guy, elle l’a déjà montré lors des deux saisons. Et
elle est intelligente. Alors, je peux comprendre qu’elle en ait eu assez de
jouer la comédie auprès de Guy et qu’avouer la vérité sur ses sentiments pour
Robin doit lui faire du bien. Mais pourquoi
dire à Guy quelque chose comme ça alors qu’il est armé et pas elle et en
sachant qu’il s’est senti trahit lorsqu’il a découvert qu’elle était le
Veilleur de nuit ? Pour le coup, elle ne sait montrée ne très futée, ni très
habile avec Guy. Ca lui a quand même coûté la vie !
La saison 2 est une saison maîtrisée qui répond
aux attentes du téléspectateur. Les intrigues sont plutôt bien construites et
les éléments sont donnés au fur et à mesure, sans traîner en longueur. C’est le cas pour le ship, ce qui est très
agréable (on ne compte plus les séries où le ship se fait un plaisir de traîner
trop longtemps en longueur). Les questions que l’on se pose en cours de saison
obtiennent des réponses. Enfin, la saison 2 marque la fin d’une ère. En effet,
Robin des Bois sans Marianne peut-il toujours être Robin des Bois. La série,
elle, ne sera plus la même après la mort de Marianne, le grand amour de Robin.
On peut supposer que parmi les personnages qui vont arriver pour la saison 3,
il y aura au moins une femme puisque la série n’en compte plus maintenant que
Marianne est morte et que Djaq est restée en Terre Sainte avec Will. La
possible nouvelle arrivante assurera-t-elle le côté ship de la série avec Robin
?
Tout comme la première saison, la seconde sait garder l’équilibre entre les scènes où règnent l’humour et la bonne humeur et les scènes plus sombres. Cependant, cette seconde saison se révèle un peu plus grave que la précédente, notamment parce qu’il y a moins d’insouciance et qu’elle se termine par la mort d’un des personnages.
Attention spoiler saison 3 :
Une inquiétude vient pointer le bout de son nez
pour l’après saison 3 : Jonas Armstrong, l’interprète de Robin, a annoncé qu’il
quittait la série à la fin de la saison 3. La série s’arrêtera-t-elle avec le départ
de son acteur principal ou trouvera-t-elle un moyen de continuer sans lui ?
11 août 2008
Robin Hood - Saison 1
De
Robin des Bois, je ne connaissais que la légende et trois adaptations. Le mythe
de Robin de Locksley, comte de Huntington, devenu Robin des Bois
(littéralement : Robin la Capuche en anglais) à son retour des croisades
pour voler aux riches et donner aux pauvres est la base de chacune des
adaptations. Des trois que je connaissais avant l’arrivée de la série de la
BBC, toutes ont raconté la légende de l’homme de Sherwood de manière différente
et ont adapté le mythe. Le dessin animé de Walt Disney (1973), le film avec
Kevin Costner –et la célèbre chanson Every
thing I do de Brian Adams comme BO- (1991), et la série franco-américaine
(1997) avec Matthew Porretta sont des versions qui traitent le mythe de façons
différentes. Ainsi, le personnage de Marianne est une noble dame à sauver dans
le dessin animé, une femme avec un peu plus de caractère dans le film et une
guerrière dans la série de 1997. Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, mais
cela permet de bien voir les différences. Il ne reste plus qu’à nous demander
qu’elles sont les nouveautés apportées par la série anglaise (2006).
La
série Robin
Hood avait tout ce qu’il faut pour m’attirer. J’étais en plein dans
une période de revisionnage des trois adaptations visuelles que je connaissais
du mythe et la série sur le sujet est anglaise. Depuis la découvert de Doctor Who,
je fais beaucoup plus attention aux séries qui nous viennent d’Angleterre et je
me suis mise à suivre Life on Mars (autant que possible) et Robin Hood
(très récemment). J’aime la construction d’une saison sur un nombre assez
faible d’épisode : 13 par saison pour Doctor Who et Robin Hood, et 8 pour Life on Mars.
C’est assez court mais je trouve que les saisons sont mieux maîtrisées. C’est à
nuancer et certaines séries qui tournent avec une vingtaine d’épisodes par
saison sont tout aussi maîtrisées, mais j’aime beaucoup l’atmosphère que dégage
une saison courte : l’intensité, la vitesse, la maîtrise de chaque
élément, la proximité entre le premier et le dernier épisode de la saison.
Bref, Robin
Hood avait tout pour me plaire. Et elle m’a plu. Un héros charmant,
un personnage féminin comme je les aime, une bande de hors-la-loi intéressante,
des intrigues maîtrisées, une dose d’action et des relations entre les
personnages plutôt bien menées : les ingrédient sont tous là et savamment
mélangés.
La
série dépoussière la légende de Robin des Bois avec des héros plutôt jeune.
Seul Petit Jean ressemble à l’image qu’on a généralement de lui : un ours
un peu bourru, une force de la nature avec un grand cœur. Marianne, elle, est
une jeune femme moderne qui sait ce qu’elle veut et qui sait être patiente pour
l’obtenir. Elle est intelligente et manipulatrice. J’aime beaucoup ce
personnage et la façon dont il est développé dans la saison. Elle donne un bon
coup de jeune à la série. Les relations entre les personnages sont
intéressantes à suivre : la camaraderie dans la bande de hors-la-loi, la
relation particulière entre Robin et Much, les sentiments réciproques entre
Robin et Marianne, l’hostilité entre Robin et Guy de Gisborne et entre Robin et
le shérif de Nottingham.
Le
traitement des personnages s’opposant à Robin est lui aussi intéressant. Guy de
Gisborne est le rival de Robin : il lui prend ses terres et convoite
Marianne. Mais, plus que l’un des méchants de la série, Gisborne est un homme à
l’âme torturée, un homme honteux et blessé d’être Guy de Gisborne sans qu’il y ait de terre qui porte son nom. On sent
qu’il aurait pu mieux tourner, qu’il pourrait avoir un bon fond si les circonstances
étaient différentes. Pour le shérif, c’est une autre histoire ! Il est le méchant par excellence. Il est
cynique, sarcastique, méchant, intelligent, manipulateur et complètement
fêlé ! Il me rappelle un peu le Maître (Doctor Who) dans ses accès de folie.
C’est un adversaire, tout comme Guy de Gisborne, à la hauteur du héros.
La
première saison nous présente la légende de Robin des Bois et met rapidement en
place les enjeux. J’ai particulièrement apprécié le fait que l’on voit les
conséquences que 5 ans de croisades ont eu sur Robin et sur ce qu’il a laissé
en Angleterre. C’est un homme différent qui rentre chez lui et qui retrouve ses
terres dirigées par Guy de Gisborne. Et une Marianne qui ne va pas lui
faciliter les choses puisqu’il la laissée 5 ans plus tôt pour aller chercher la
gloire en combattant auprès de son roi.
Les
personnages sont peu à peu développés et l’élément comique est, sans conteste,
Much, l’homme qui a suivi Robin à Jérusalem et dans la forêt de Sherwood pour
le soutenir dans ses différents combats et se battre à ses côtés.
En
ce qui concerne la relation entre Marianne et Robin, l’un des points forts de
la saison est que les choses ne traînent pas en longueur éternellement entre
eux. Tout n’est pas résolu à la fin de la saison mais leur relation évolue.
En
13 épisodes, la première saison nous plonge dans le mythe du plus grand voleur
de Sherwood tout en le dépoussiérant. On se laisse prendre par la vie
trépidante de Robin et de sa bande, partageant son aversion pour l’injustice, suivant
ses aventures et ses plans pour voler aux riches, souriant de son insolence et
de son envie d’être aimé, et vivant presque au côté de toute la bande dans la
forêt.
J’ai
hâte de voir la saison 2 pour voir comment les choses vont évoluer pour Robin,
sa bande et pour la situation délicate de Marianne.
Pour plus d'infos sur la légende de Robin des Bois, c'est par ici
