06 décembre 2009
Torchwood - Saison 3 - Children of Earth
Je n'ai pas ouvert de catégorie consacrée à Torchwood avant parce que, jusque là, je regardais la série juste comme ça. Bien sûr, j'appréciais les personnages, notamment le Capitaine Jack Harkness rencontré dans Doctor Who. J'aimais bien la série, mais sans vraiment être une fan absolue. La série est plaisante et peut-être que je reviendrais sur les deux premières saisons plus tard, mais la saison 3 est vraiment excellente et je ne pouvais pas ne pas en parler ici. Il y a des séries qui nous font ressentir plus de choses que d'autres et il y a des saisons dont on ne ressort pas indemne. La saison 3 de Torchwood est de celles-ci.
La première saison de la série voyait l'arrivée et l'intégration de Gwen Cooper dans l'équipe de Torchwood dirigée par le Capitaine Jack Harkness. L'occasion d'en apprendre plus sur Torchwood et sur Jack. La saison deux continue sur la lancée de la première mais perd deux de ses personnages principaux dans les épisodes finaux. Et pourtant, ça n'était rien comparé à ce qui nous attendait dans la saison 3.
La série a subit un changement de format pour cette saison 3, passant de 13 épisodes (pour les saisons 1 et 2, format que devrait retrouver la saison 4) à 5 épisodes pour une histoire s'étalant sur 5 jours. Ce format particulier permet de rester centré sur l'intrigue principal et de rendre les choses plus intenses. Déjà que le thème abordé était déjà fort en soi (les enfants, comme l'indique le titre de la saison), le fait de se focaliser uniquement sur ça rend le tout plus angoissant, plus perturbant.
L'intrigue, donc. Des extraterrestres, les 456, annoncent leur retour sur Terre par la bouche de tous les enfants du monde. Ils veulent 10% des enfants de la planète et menace d'attaquer la Terre si les humains ne leur accordent pas ce qu'ils demandent. Toute l'originalité et la force de l'intrigue vient de la manière dont elle est traitée. Les politiciens anglais (puisque les extraterrestres ont choisi l'Angleterre) se demandent comment ils vont faire pour sélectionner les enfants. Le côté horrible de la situation est prenant. L'histoire est sombre et violente. Elle garde le ton adulte que l'on connait à Torchwood.
Elle montre comment les politiques cherchent avant tout à garder la
face, à sauver leurs propres enfants tout en sacrifiant les autres. Le moyen de se débarrasser des extraterrestres est dans la même veine que toute l'intrigue de cette saison : horrible, tragique, choquante. Un des chois les plus durs que Jack ait eu à faire dans sa vie, j'imagine. Il est question d'enfants. Et pour éloigner les 456, sauver les enfants de la Terre, Jack doit utiliser l'enfant qu'il a sous la main au risque de le tuer. Et cet enfant, c'est son propre petit fils. On rencontre les neveux de Ianto. Gwen apprend qu'elle est enceinte. Tout est lié aux enfants.
Du côté des personnages, on retrouve Jack et Ianto en couple. En véritable couple, ce qui plait beaucoup à Ianto. J'aime le côté stable qu'a pris leur relation. Gwen et Rhys sont vraiment mignons ensemble et forme un très bon duo ensemble. Cette troisième saison m'a fait changé d'avis sur Rhys. Je ne l'appréciais pas trop avant, je l'ai trouvé très bien dans la saison 3. S'il y a des moments d'humour pour alléger l'ambiance assez lourde de la saison, l'ambiance n'est pas à la rigolade. Jack subit plusieurs morts, est obligé de sacrifié son petit fils et perd Ianto. Après la perte de Tosh et Owen dans la saison précédente, c'est trop dur pour Jack. Il préfère partir.
Je ne pensais pas m'être autant attachée aux personnage et à la série mais j'ai versé ma petite larme à la mort de Ianto. C'est difficile d'imaginer la série sans lui, surtout que j'aime beaucoup le couple qu'il forme avec Jack. J'ai d'ailleurs eu du mal à y croire. J'ai cru qu'ils allaient nous le ramener par une pirouette scénaristique quelconque à la fin de la saison.. Et bah non. J'ai oublié que Russel T. Davies était aux commandes et qu'il savait nous faire pleurer pour nos personnages. Un des moments les plus difficiles pour moi dans cette saison a été quand Jack sacrifie son petit fils. Le voir faire ça état déchirant. Je l'ai d'ailleurs trouvé très doctoresque dans son attitude et sa manière de gérer les choses : la volonté de sauver l'humanité, la culpabilité, la fuite en avant. Les références aux Docteur sont d'ailleurs présentes, notamment avec Gwen qui explique pour quoi le Docteur peur être absent lors de certains évènement. Quand on a vu Midnight (4x10, Doctor Who), on comprend comment Gwen a pu déduire la honte que doit parfois ressentir le Docteur vis-à-vis des humains? Dans l'épisode en question, on a nous-mêmes honte du comportement des humains.
Pour en revenir à Torchwood, je n'imagine pas la suite sans Jack. Sans Ianto non plus, à vrai dire. La saison 3 a donc été une saison courte mais intense. Il va me falloir du temps pour assimiler ce qui s'est passé. Pour m'en remettre. Et je reconnais là la patte de Russell T. Davies. Je suis resté scotchée à mon écran bien après le générique de fin en me demandant ce qui venait de m'arriver.
04 octobre 2009
Doctor Who - 4x13 : Journey's end
Comment écrire une review de cet épisode ? Même après un peu de temps pour digérer et analyser, je n'ai toujours pas réussi. Je vais essayer de faire quelque chose de cohérent avec toutes les ébauches de review que j'ai faites.
Ce qu'on peut dire en premier, c'est que cet épisode est génial. Il va à mille à l'heure, il est riche en émotions, intense. Il faut aimer les fins douces-amères, c'est sûr, mais l'épisode boucle les quatre saisons avec brio. On ne pensait pas qu'il serait possible d'avoir un épisode plus intense que le 2x13 : Doomsday (Adieu Rose) mais Russel T. Davies l'a fait. (D'ailleurs, heureusement que c'est Steven Moffat qui prend la suite de la série en 2010 et qu'on sait à quel point il fait de super épisodes pour la série parce que je n'aurais eu confiance en personne d'autre pour assurer une belle suite à la série.)
L'épisode précédent nous avait laissé avec le Docteur en pleine régénération alors qu'on ne veut pas le voir changer, on nous règle le problème en une seconde avec le Docteur qui se régénère en lui-même. S'en suivent alors les vraies retrouvailles entre Rose et le Docteur. Ça fait chaud au cœur. Ça fait du bien de voir le Docteur aussi heureux de retrouver Rose. Et comme il doit être heureux de la retrouver après le vide qu'elle a laissé.
Le Docteur est mis face aux conséquences de ses actes par Davros. Il veut révéler l'âme du Docteur. Il lui montre ce qui l'a fait de ses compagnons: des combattants prêts à détruire la Terre alors que lui, le Docteur, ne tolère pas les armes. Le discours que Davros tient au Docteur doit être très dur à entendre pour lui : "And the prophecy unfolds. The doctor's soul is revealed. The man who abhorres violence, never carrying a gun. But this is the truth doctor. You take ordinary people and you fashion them into weapons behold your children of time transformed into murderous. I made the daleks doctor you made this.... how many more, just think, how many have died in your name ?"
Du côté de Donna, la faire passer par la case Time Lord, c'est lui offrir une belle sortie et ça révèle la maitrise des scénaristes sur cette saison. Tout est lié : la main qui s'agite dans son bocal, les batements de cœur entendus par Donna, le "Docteur Donna" des Oods. Voilà donc Donna à moitié Time Lord et un Seigneur du Temps à moitié humain. La scène où le nouveau Docteur et Donna se parlent pour la première fois est d'ailleurs très drôle. Tout comme la scène où Donna, finalement devenue à moitié Time Lord par le tir qu'elle a reçu, et le nouveau Docteur à moitié humain mettent les Daleks hors d'usage. Donne est une vrai Time Lady dans cette scène. Le nouveau Docteur à moitié humain tue les Daleks.
Une fois que tout le monde est sauvé, ils se retrouvent tous dans le Tardis. La scène est magnifique et le Tardis a enfin le nombre de pilotes qu'il lui faut. Six personnes. Les meilleurs compagnons du Docteur. Grâce à K9, le Tardis peut remorquer la Terre jusqu'à son emplacement d'origine. S'en suit un grand moment de bonheur dû au sauvetage de la Terre.
Et puis la fin. Le Docteur dépose chacun de ses compagnons là où il doit être. Il offre un vrai au revoir à Sarah Jane. Il dépose Jack et Martha, rejoints par Mickey qui décide de rester dans cet univers, en voyant la fierté qu'il ressant.
Et il amène Jackie et Rose à la baie du Grand Méchant Loup, dans l'univers parallèle. Là où il a dû quitter Rose la première fois. Le choix de l'endroit n'est évidemment pas anodin. Le Docteur sait ce qu'il va faire et sait que cet endroit est symbolique. Il décide de laisser le Docteur à moitié humain avec Rose pour qu'elle le rende meilleur, comme elle l'a fait avec lui selon ses propres mots. Et quand elle réplique que ce Docteur n'est pas vraiment lui, le "vrai" Docteur lui répond : "He needs you. That's very me." Je n'ose même pas imaginer à quel point ça doit être dur pour le Docteur de dire au revoir à Rose une deuxième fois. Le Dcoteur à moitié humain explique à Rose qu'il a les mêmes souvenirs et qu'il ressent la même chose que le Docteur, qu'il est le même, mais qu'il n'a qu'un cœur et qu'il vieillira en même temps qu'elle. Toute la scène sur la plage est magnifique.
Le Docteur offre à Rose le plus beau des cadeaux. Elle pourra passer sa vie avec le Docteur parce qu'il vieillira en même temps qu'elle. Et pour qu'elle l'accepte, il ne répond pas quand elle lui demande de finir la phrase qu'il n'a pas pu finir la dernière fois sur cette même plage. Bien sûr qu'il ne répond pas. S'il l'avait fait, Rose n'aurait jamais accepté de le laisser partir. Il laisse son double à moitié humain répondre. Si on ne l'entend pas, on devine le "I love you" qu'il prononce. Elle l'embrasse et le Docteur s'en va à bord du Tardis.
Et Donna. Rose a eu le plus beau cadeau qui soit, Donna a la plus dure des sentences. Un humain transformé en Seigneur du Temps, c'est contre nature. La seule solution pour sauver Donna, c'est de lui faire tout oublier et de ne jamais lui rappeler les moments qu'elle a passé avec le Docteur à voyager à travers le temps et l'espace. Donna redevient donc la femme qu'elle était avant sa rencontre avec le Docteur. Parce que si elle se rappelle ce qu'elle a vécu avec le Docteur, elle mourra. Pour vivre, elle doit oublier ce qu'elle a vécu de plus beau. Des compagnons du Docteur, c'est Donna qui subit la plus grande perte. Le réconfort vient de Wilf, le grand-père de Donna qui se souviendra du Docteur pour sa petite-fille et qui regardera les étoiles tous les soirs en pensant au Docteur.
Le Docteur se retrouve plus seul que jamais. Que ça doit être dur après la scène où tous ses compagnons, ses enfants du Temps, pilotent le Tardis.
Cet épisode est l'un de ceux qui m'a fait le plus pleurer. Je ne pensais pas que Russel T. Davies pouvait faire mieux que Doomsday et pourtant, il l'a fait. Il boucle avec génie ces quatre saisons.
22 septembre 2009
Doctor Who - 4x12 : The stolen Earth
Je ne sais pas par où commencer tellement il y a de chose à dire sur cet épisode. On sent que la fin est proche, c'est riche, intense, intéressant et doctoresque.
Commençons par le début : comme le sourire du Docteur fait plaisir à voir quand Donna lui demande si le retour de Rose est une bonne chose ! Comme le sourire de Donna est adorable quand elle voit le sien : je vous le dis, Donna est shipper ! J'ai également beaucoup aimé la construction de tout ce qu'il y a avant le générique. Pendant ce court laps de temps, le Docteur déclare qu'il aime les samedis (contrairement aux dimanches qu'il trouve ennuyants, comme il le dit dans un autre épisode), Donna et lui s'aperçoivent que la Terre a disparu, et on voit tout le monde. Martha, Sarah Jane et son fils, la famille de Donna, Jack, Gwen, Ianto. Et Rose. Rose qui fait une arrivée impressionnante. Le début donne le ton, la suite risque d'être intéressante.
On retrouve des éléments disséminés au cours de la saison (et même des autres saisons) dans l'épisode : la Proclamation de l'Ombre et les policiers rhinocéros (que je ne pensais pas revoir), Pyrovilla, la Lune perdue de Poosh (évoquée par la stagiaire dans le 4x10 : Midnight), la disparition des abeilles (qui était le signe avant coureur de la disparition de la Terre), Adipose (on en entend à nouveau parler), la Cascade de la Méduse (on en avait entendu parler, cette fois ils y sont),...
Papy Nobble qui prend les armes contre les Daleks montre bien que les familles des compagnons du Docteur sont souvent impliquées dans les aventures et qui leur arrive même de combattre elles-mêmes. En ce qui concerne les compagnons du Docteur, c'est un personnage que je ne pensais pas revoir qui les met tous en contact les uns avec les autres : Harriet Jones. Elle se rachète d'une façon admirable. Au moment où le Docteur était perdu, où il ne savait plus quoi faire, elle trouve le moyen de former une armée secrète pour lui venir en aide et localiser la Terre. Le bonheur que le Docteur a à tous les revoir, à travers ce que Donna nomme an outspace Facebook, est génial à voir. Il ne peut d'ailleurs pas s'empêcher de dire tout haut qu'il ne manque que Rose. La frustration est au rendez-vous puisque Rose est là mais qu'ils ne peuvent pas la voir. Le Docteur ne peut pas la voir. Comme tout au long de la saison. Et puis il y a la jalousie de Rose : quand Harriet dit que Martha a été la compagne du Docteur, le "moi aussi" de Rose est très touchant dans ce qu'il contient de jalousie.
C'est flippant de les voir tous aussi terrorisés quand ils entendent le "Exterminate !" caractéristique des Daleks. Ça l'est encore plus de voir le Docteur terrifié quand il reconnait Davros. Le seigneur et créateur des Daleks est revenu de la Guerre du Temps, ce qu'aucun Seigneur de Temps n'a réussi à faire, grâce à Dalek Caan. Ce dernier en a perdu l'esprit mais il prédit une mort éternelle au plus fidèle compagnon. C'est là qu'onn commence à trembler pour les amis du Docteur.
Et la fin de l'épisode. La fin de l'épisode ! Les retrouvailles avec Rose ! Enfin ! J'ai compris que Rose était là, derrière le Docteur, dès que Donna a regardé par-dessus l'épaule du Docteur. Avant même qu'elle lui dise de demander lui-même à Rose. Avant même d'entendre les premières notes du thèmes de Rose. Et là, le sourire du Rose. Le bug du Docteur qui n'en croit pas ses yeux. Le sourire du Docteur. Et leur cours l'un vers l'autre.
Ça fait vraiment chaud au coeur de les voir se sourire comme ça, de voir le Docteur sourire comme ça, de les voir courir si vite l'un vers l'autre. Et que ça soit Donna qui assiste à ces retrouvailles fait que la boucle est bouclée. Elle a été la première a rencontré le Docteur après la perte de Rose, elle a été celle qui l'a involontairement privé de ses premiers moments de deuil, elle a été celle qui lui a sauvé la vie alors qu'il ne voulait plus vraiment continuer sans Rose. On le sait maintenant, grâce au 4x11 : Turn Left. Mais on sent que leur course est trop longue et qu'il va se passer quelque chose. Et c'est encore un Dalek qui se met entre eux.
Jack met tout le monde à l'abri dans le Tardis mais Donna ne comprend pas ce qui arrive et Rose ne veut pas avoir fait tout ce chemin pour revoir son Docteur pour le voir se transformer. Le "To be continued" en pleine régénération du Docteur est très frustrant. Notamment pour la situation dans laquelle on laisse le Docteur. J'étais un peu comme Rose à ce moment là, je ne voulais pas voir le Docteur changé. Je voulais qu'il reste Ten (David Tennant is my Doctor !). Mais aussi pour les autres personnages : le cliffhanger laisse Ianto, Gwen et Sarah Jane avec plusieurs Daleks...
Et Donna. Tout ce qui se passe autour d'elle est intrigant. Depuis le début de la saison, on entend dire qu'elle est spéciale, importante, différente. La scène où elle entend un cœur qui bat est plutôt inquiétante. Ça laisse plein de questions en suspend pour l'épisode final...
05 septembre 2009
Doctor Who - 4x11 : Turn left
Wow ! Il y a tellement de choses dans cet épisode ! Je trouve que c'est l'un des meilleurs de la saison.
Cet épisode, c'est l'histoire d'un choix. Le choix que Donna a fait un jour en tournant à gauche plutôt qu'à droite. Un choix qui l'a menée à rencontrer le Docteur. On y voit ce qu'aurait été la vie de Donna s'il elle n'avait pas rencontré le Docteur. Ça nous montre l'importance du Docteur dans la vie de Donna. Et réciproquement : on se rend compte à quel point Donna est importante pour le Docteur. S'il ne l'avait pas rencontrée, il n'aurait pas choisi de survivre sans Rose. Alors, non seulement on voit jusqu'à quel point le Docteur souffre du "départ" de Rose, mais on sait aussi désormais que rencontrer Donna à ce moment là lui a sauvé la vie.
Cet épisode est aussi l'occasion de nous montrer ce qu'est un univers sans le Docteur. On revoit tous les évènements : l'étoile de Noël, les Adipose, le Titanic, ATMOS, l'hôpital sur la Lune, la disparition des abeilles,... Et dans ce monde sans Docteur, les femmes sont plus que jamais présentes. Martha et Sarah Jane sont évoquées, se sacrifiant pour essayer de sauver les gens là où le Docteur aurait dû être présent. On apprend également que Donna semble être plus importante que ce que l'on pensait jusque là. Et il y a Rose. Rose qui aide Donna, qui fait tout ce qu'elle peut pour que Donna tourne à gauche, rencontre le Docteur et que tout rentre dans l'ordre. Pour que Donna prévienne le Docteur de la fin de l'univers en lui fait passer un message : "Two words : Bad Wolf".
J'ai beaucoup les scènes entre Rose et Donna. Les deux compagnes les plus importantes pour le Docteur se rencontrent et ça donne de belles choses. Par exemples, la scène où les deux femmes sont dans le Tardis et où Rose caresse le vaisseau avec tendresse est magnifique. C'est l'occasion aussi de mettre Rose dans le rôle de celle qui est déjà passée par là, comme Sarah Jane avant elle.
A propos de Rose, on se rend compte du chemin qu'elle a parcouru depuis qu'on la connait. Elle est quasi doctoresque dans cet épisode. Elle a adopté le comportement du Docteur : elle ne dira jamais son nom, elle demande à la militaire de ne pas la saluer, elle travaille pour UNIT (comme le Docteur dans le passé), elle a beaucoup d'affection pour le Tardis, et elle parle comme le Docteur en utilisant des termes techniques. On sent à quel point le Docteur a pu l'influencer et à quel point il lui manque dans sa manière d'être proche de lui. C'est d'ailleurs ce qui mène Donna à sentir qu'il y a quelque chose entre Rose et le Docteur.
Et quel régal de voir la tête du Docteur quant donna prononce les mots "Bad Wolf". Bien sûr, c'est la fin de l'univers, mais "Bad Wolf", c'est aussi Rose. Ça a été Rose ! On sent naître l'espoir de revoir Rose chez le Docteur.
Un très bon épisode qui laisse supposer un bon niveau pour les deux derniers de la saison 4.
07 août 2009
Doctor Who - 4x10 : Midnight
C'est amusant de voir le Docteur jouer les touristes, comme tout le monde, de le voir partir en voyage sans son Tardis, de le
voir éteindre les divertissements proposés pour faire connaissance et parler
avec les gens, les autres passagers. C'est touchant de voir le Docteur parler
de lui, de Donna ("je voyage avec une amie, elle a préféré rester au Palais de
la Détente") et de Rose ("une amie est installée dans un autre univers").
L'ambiance est très sympa entre tout le monde jusqu'à ce que le vaisseau
s'arrête. La pression est vraiment bien retranscrite. C'est flippant parce
qu'ils sont tous enfermés et que quelque chose semble vouloir entrer.
J'aime bien ce que le Docteur fait dire à Sky quand tout le monde se rend compte
qu'elle répète en même temps : les célèbres bananes et « Bang ! Rose
Tyler, Martha Jones, Donna Noble, Tardis ». Et ensuite, il se lance des
fleurs : « Oh Docteur vous êtes tellement beau ! Oui je sais merci ». Et quand tout le monde discute du cas de Sky, c’est là que surgit l’idée :
la jeter dehors. Elle leur fait peur, elle est flippante, ils ne comprennent pas alors ils la rejettent. Le Docteur essaye de convaincre le groupe de ne pas choisir le
meurtre. Ils ont affaire à une nouvelle forme de vie, ils ne peuvent pas
montrer ce côté-là de l’humain. Alors qu’il essaye de faire en sorte que le
groupe ne jette pas Sky dehors, c’est à lui que s’en prend le groupe. La scène
où tout le monde se rend compte que Sky n’imite plus que le Docteur est assez
flippante. La scène du tête à tête entre Sky et le Docteur donne la chair de
poule, surtout quand Sky parle avant le Docteur. Répéter, dire en même temps,
devancer : ce sont les 3 étapes. L’actrice est
vraiment très douée, ça ne doit pas être facile pour tous les acteurs de
répéter tout ce que dit un autre avec les mêmes intonations, la même façon de parler.
C’est très bien fait ici. Et le jeu de Tennant qui reste tétaniser, ne pouvant
que répéter, est parfait. Son regard est tellement émouvant, il semble
terrorisé. Il est sans voix, lui qui parle tellement et tellement vite. Le groupe
veut le jeter dehors, le tuer. Mais l’hôtesse s’aperçoit que Sky a volé la voix
du Docteur (utilise les mêmes expressions) et se fait aspirer dehors avec elle.
Le Docteur est vraiment chamboulé et quand Donna imite son « Molto bene ! »,
il lui demande de ne pas le faire. C’est très touchant de voir à quel point ils
se serrent fort quand ils se retrouvent. C’est un choc pour le Docteur, lui qui
aime tant les humains vient de se prendre une sacrée claque dans la figure.
Cet
épisode est tellement prenant que ça ne nous dérange pas de ne pas savoir ce qu’est
la chose, la forme de vie, qui s’en est pris à eux. Et puis, il y a Rose. Rose qu'on ne voit que quelques secondes. Rose qui apparait à l'écran quand le Docteur est de dos. Rose que le Docteur ne vor pas... C'est très frustrant.
08 juillet 2009
Doctor Who - 4x09 : Forest of the dead
La
petite fille suit les aventures des personnages à travers sa télévision, un peu
à notre image. Cest ainsi qu'elle peut voir River Song dire au Docteur qu'elle le connait beaucoup plus qu'il ne le croit, qu'elle peut voir Donna avoir une nouvelle vie et fonder une famille. L'histoire racontée dans cet épisode est émouvante. La petite fille
est CAL, est l'ordinateur. Elle aimait les livres par dessus tout alors son
grand-père les lui a tous donné. Elle a sauvé tout le monde quand les Vasha Nerada
ont éclos.
Toute la partie sur l'histoire de Donna avec l'homme qu'elle rencontre, avec lequel elle fonde une
famille et qu'elle ne retrouve pas à cause d'un bégaiement (j'ai trouvé ça
super frustrant d'ailleurs) est bien menée. On voit évoluer Donna dans cette nouvelle vie tout en étant à peu près sûr que ça ne va pas durer. On se demande seulement comment elle va sortir de ça. La conversation
entre Donna et le Docteur à la fin de l'épisode est touchante. Elle lui demande s'il va bien et il répond que
oui. « Est-ce que « bien » est un code des Time Lords pour dire
« pas bien du tout » (Donna), « Why ? » (Docteur),
« Parce que je vais bien aussi » (Donna). On voit à quel point
cette histoire va les marquer.
River Song a l'air très proche du Docteur : elle connaît son nom ! Ça nous
emmène quand même sur la piste d'une relation très forte que le Docteur aura
avec cette femme. Assez forte pour lui dire son nom, assez forte pour lui
donner son sonic screwdiver... Un des personnages dit même qu'ils ressemblent à un vieux couple marié à se chamailler tout le temps. Je suis contente pour lui parce que ça veut dire
qu'il réussira à s'attacher très fort à quelqu'un après Rose et donc qu'il
guérira de Rose. Mais d'un autre côté, je suis triste à cause de la même raison
: il guérira de Rose, il connaitra d'autres relations fortes,... Faut dire que
Rose est un personnage que j'adore alors c'est dur de se dire que, non, elle ne
sera pas au côté du Docteur. Et puis, je suis triste pour le Docteur parce
qu'il vient de rencontrer River Song, il sait qu'il y avoir quelque chose de
fort entre eux (même si cela ne va pas jusqu'au fait que River devienne une Mme
Doctor) mais il sait aussi comment ça va finir. Elle va se sacrifier sous ses
yeux, il va la ramener à la vie mais elle aura tout oublier. Cette histoire
n'arrive pas dans l'ordre pour le Docteur : à sa prochaine rencontre avec River,
celle qui est leur première rencontre pour elle, il saura comment tout ça va
finir. Le "timey-whimey" est divinement bien maîtriser par Steven
Moffat. La malédiction du Time Lord... Savoir que tout le monde autour de lui
va mourir un jour ou l'autre mais que lui restera. A noter aussi qu'elle apprend au Docteur qu'il peut ouvrir et fermer les portes de son Tardis en claquant des doigts.
La
narration est parfaite, la maîtrise du "timey-whimey" est excellente,
l'épisode est riche et les évènements ne resteront sûrement pas sans
conséquence (je pense particulièrement à ce qu'a vécu Donna). Mais c'est le
personnage de River Song qui me bloque un peu. C'est juste qu'il faut que je
m'habitue à l'idée qu'il pourrait y avoir quelqu'un après Rose (parce que,
jusque là, on n'avait pas trop à s'inquiéter de ce côté là : avec Martha, le
Docteur n'était pas intéressé, et avec Donna, aucun des deux n'est intéressé
par l'autre).
Au
delà de River Song, c'est quand même la saison de la femme que cette saison 4 :
depuis Astrid, qui aurait fait une bonne compagne de voyage, à River Song, en
passant par la fille-même du Docteur, le retour de Rose (pour bientôt
j'espère), l'apparition de Martha et la présence de Donna.
09 février 2009
Doctor Who - 4x08 : Silence in the library
Une
planète-bibliothèque, le rêve ! C'est le genre de rêve que je faisais quand j'étais petite. Et ça ne me
déplairais pas non plus aujourd'hui. Sauf que celle-là, elle est un peu bizarre
: des ombres, les Vasha Nerada, s'attaquent aux gens et ne laissent d'eux que
leur squelette. La scène où Donna parle à Miss Evangelista alors que cette
dernière est morte et n’est plus qu’un résidu dans un appareil de communication
est très touchante. L'utilisation des ombres rappelle la peur du noir et c’est
l’exploration d'une de nos peurs les plus banales. Le début est enchanteur,
envoutant, avec une musique merveilleuse. Steven Moffat arrive à faire de la
peur des ombres, du noir quelque chose d'assez terrifiant. Les bornes de
renseignement sont super flippantes avec juste le visage humain qui ressort,
juste la tête. La tête des gens qui ont fait don de leur corps. Et puis il y a
cette histoire de livre qui contient des spoilers : très joli clin d'œil aux
fans d'ailleurs. Le livre appartient à River Song qui s'en sert pour savoir où
le Docteur en est dans sa vie. Il semble aussi être une sorte de journal de
bord de ses aventures avec lui. Elle s'en sert pour se repérer dans le temps
vis-à-vis de sa relation avec lui. Cette femme connait le Docteur. River Song,
c'est le mystère de l'épisode. Qui est-elle ? Et d'où connait-elle le Docteur ?
On sait qu'elle vient du 51e siècle. Siècle qui rappelle des choses, d'autant
plus dans un épisode écrit par Steven Moffat : Capitaine Jack et le vaisseau
qui porte le nom de Mme de Pompadour. Revenons à River Song, elle connait le
Docteur mais la grande question est : qui est elle par rapport à lui ? Elle
semble connaître le Docteur dans le futur : elle fait des remarques sur son
physique, notamment sur ses yeux, insistant sur le fait qu'il semble plus
jeune.
Elle sort un tournevis sonique (et plus tard une arme qui fait des trous
carrés, comme celle du Capitaine Jack) qu'il lui aurait donné. Alors qui
est-elle ? Une héritière ? Pour qu'il lui donne le tournevis sonique, il faut
au moins ça. Sauf qu'elle semble le draguer : elle l'appelle
« swetty » et « pretty boy ». Alors j'espère que ce n'est
pas une future amoureuse et que les scénaristes ne nous collent pas un « love
interest » dans la saison où on nous ramène Rose.
Ce que j'ai beaucoup
aimé dans l'épisode, c'est la méfiance de Donna à l'égard de River Song, un peu
à l'image du téléspectateur. C'est discret, tout est dans la façon qu'elle a de
la regarder. Et si River Song était une méchante, malintentionnée, qui n'est
pas ce qu'elle prétend être ? Elle dit elle-même au début : « I lied.
I'm always lying. Bound to be others ».
Sinon,
on peut aussi remarquer que les visions du futur que nous donne la série ne
sont pas très réjouissantes : l'humain n'a généralement plus grand-chose
d'humain. Venons-en à Donna. Lors de sa discussion avec River Song, cette
dernière lui dit : « I do know the Doctor. But in the
future. His personal future » (River), « So why you don’t know me ? Where am I in the future ? »
(Donna). Ça ne sent pas bon pour Donna tout ça. Ajoutée à ça la prédiction de
Lucius dans le 4x02 « there is something on your back », ça n'est
vraiment pas rassurant pour le personnage. Donna finit d'ailleurs en borne de
renseignements. Mais la petite fille dit « Donna Noble has left the
Library » après avoir dit qu'elle a été « saved ». Là, j'ai
plutôt compris ça comme « sauvegardée » puisque les bornes relèvent
de l'informatique, plus que comme « sauvée ». Une autre question se
pose : qui est la petite fille ? Une incarnation de la bibliothèque ? Sa
conscience ?
20 janvier 2009
Doctor Who - 4x07 : The unicorn and the wasp
Nos
deux voyageurs atterrissent dans les années 20 le jour de la disparition d’Agatha
Christie. Et on doit reconnaître qu’ils
ont la classe habillés comme ils le sont. Ils s’invitent à une réception, où le
père de David Tennant joue un des serveurs, et découvrent la présence de la
célèbre romancière avec enthousiasme. Tout bascule quand l’intendante de la
maison revient en criant que le Professeur Peach a été tué dans la bibliothèque.
Je me suis fait la même remarque que Donna : on se croirait au Cluedo. C’est
ainsi que démarre une série de meurtres visant les personnes présentes pour la
réception. Donna a d’abord du mal à croire que des meurtres se produisent
autour d’Agatha Christie : « Agatha Christie n'était pas entourée de
meurtres. Pas vraiment. Ça serait comme rencontrer Dickens entouré de fantômes à Noël ».
Sans le savoir, elle évoque quelque chose que le Docteur a aussi vécu. C’est
une jolie référence à l’épisode de la saison 1 avec Charles Dickens.
Le
Docteur est empoisonné : la scène de préparation de l’antidote est à ne
pas rater ! Donna essaye de comprendre de quoi à besoin le Docteur et ça
donne des choses vraiment drôles : le « Milk ! Shake ! Milk
shake ! », par exemple. Et pour le choc qu’il doit recevoir, Donna
embrasse le Docteur.
« Let
me think. Oh, yes, I remember » est la formule utilisée par presque tous
les gens interrogés par Agatha Christie et le Docteur. Ça renforce bien le fait
que chacun raconte ce qu'il faisait à l'heure du crime en mentant sur une
partie de ces activités. C'est très amusant à voir. J'adore
l'enthousiasme qu'a
le Docteur à enquêter avec Agatha Christie. J'aime beaucoup l'ambiance très
british et très enquête des années 20, c'est bien fait. On s'assassine entre
deux tasses de thé, ça fait très british. Exploiter la disparition d'Agatha
Christie et s'en servir dans l'épisode, c'est plutôt une bonne idée. J'aime
beaucoup la séance de révélations des secrets de chacun faite par Agatha
Christie. Donna y assiste comme si elle regardait un film, elle demande à
chaque fois si la personne dont on vient de révéler le secret et le meurtrier.
La séance est reprise par le Docteur qui dévoile qui est l'homme qui se change
en abeille géante et qui tue. C'est le révérend. La lumière violette et la
fumée lors de la transformation font effets spéciaux très kitsch ! Ça rappelle
un peu le début de la série... L'ambiance de l'épisode rappelle celle des
romans d'Agatha Christie. Je n'ai lu qu'un livre d'elle et je n'ai pas vraiment
accroché mais l'épisode et l'actrice (recommandée par David Tennant, très bon
choix d'ailleurs parce qu'elle est excellente dans ce rôle) qui joue la
romancière me donnerait presque envie d'essayer de lire un autre de ses romans.
A
part le côté kitsch de la transformation, voir une abeille géante a été assez
flippant pour moi parce que j'en ai une trouille bleue.
Le
Docteur et Donna résolvent le « mystère d'Agatha Christie », de sa
disparition. J'ai beaucoup aimé la fin où le Docteur montre le livre à Donna :
Agatha Christie s'est souvenue de certains détails malgré son amnésie. Comme
Dickens, elle s'inquiétait de savoir si ses livres resteraient dans les
mémoires. Le Docteur nous apprend qu'elle sera encore lue en l'an 5 milliards.
19 janvier 2009
Doctor Who - 4x06 : The Doctor's daughter
A
peine arrivé sur une nouvelle planète par un caprice du Tardis, le Docteur est
forcé de mettre sa main dans une machine. Il en sort... sa fille. Le Docteur a
passé les épisodes précédents à rabâcher qu'il n'aimait pas les armes, qu'il ne
s'en servait pas. Sa fille est née militaire et la première chose qu'elle fait
est de charger son arme. Une fois mise en cellule avec le Docteur et Donna (qui
a joué le rôle du parent en donnant le prénom de Jenny à la fille du Docteur),
elle dit au Docteur qu'il est comme un soldat, qu'il établit des stratégies tel
un général. Le Docteur, à court de mot, demande à Donna d'expliquer à Jenny la
différence entre un soldat et lui. Et Donna de répondre : « Vous êtes à
court de mots, j'adore ! Continue Jenny ». J’adore Donna ! A noter
que Jenny est blonde, comme par hasard. Le Docteur a vraiment un truc avec les
blondes... A noter aussi que l'actrice
qui joue Jenny est la fille de l'acteur qui joue le Docteur numéro 5. Dans un
premier temps, le Docteur ne considère pas Jenny comme sa fille. Donna lui fait
sortir son stéthoscope et écouter le cœur de sa fille : elle a deux cœurs,
comme lui.
Le Docteur parle à Jenny de la Guerre du Temps, lui dit qu'il a
combattu et tué : elle lui demande en quoi ils sont différents alors. Jenny
utilise la vieille technique de séduire le garde pour sortir de la cellule et
Donna dit au Docteur qu'elle aimerait bien le voir essayer ça. Plus tard, le
Docteur sort une souris mécanique de sa poche pour faire diversion. Il n’y a
vraiment que lui pour faire ça. Donna explique à Jenny ce que fait le Docteur
(il lui a seulement dit qu'il voyage) : il sauve des civilisations, combat
d'horribles créatures, sauve des planètes et...passe son temps à courir. D’ailleurs,
j'ai adoré le sourire du Docteur quand il est sur le point de partir en courant
après le petit discours de Marha : il s'éclate ! Quand les soldats
s'approchent trop près d'eux, le Docteur essaye de dissuader Jenny de les tuer
(elle veut protéger le Docteur et Donna en ralentissant les soldats) mais elle
y va quand même. Et quand Jenny revient : wow, c'est impressionnant comment
elle passe les rayons rouges ! Le Docteur la prend dans ses bras :
« You're brillant ! » et elle lui dit toute fière qu'elle aurait pu
tuer le général mais qu'elle ne l'a pas fait.
Le
général a pris Donna et le Docteur pour un couple marié et ils ont démenti
ensemble, encore une fois. Les scénaristes s'amusent à placer ça dans chaque
épisode. Jenny demande comment sont les voyages avec le Docteur et si un jour
elle pourra voir de nouveaux mondes. Le Docteur dit qu'il veut bien l'emmener.
Elle est trop mignonne quand elle se jette à son coup et lui dit
: « Tank you, thank you, thank you » et j'adore le sourire de
Donna à ce moment-là, et celui du Docteur aussi. Le docteur dit à Donna qu'il a
déjà été père avant, qu'il a tout perdu. Donna lui demande pourquoi il ne lui a
pas dit : « You talk all time but you don't say anything ». Le
Docteur dit : « Quand je la regarde aujourd'hui, je peux les voir (sa
famille). Le vide qu'ils ont laissé. Toute la douleur qui l'a rempli. Je ne
sais pas si je peux affronter ça chaque jour […] Une partie de moi est morte
avec eux. Elle (cette partie) ne reviendra jamais. Plus maintenant. » Cette
confession à Donna est très touchante. On a tellement l’habitude le voir le
Docteur seul que ça fait tout drôle de l’entendre parler de sa famille. Le
Docteur avait dit très vite à Rose qu'il avait déjà été père mais sans
approfondir (si on connait l'ancienne série, on se doute que le Docteur a déjà
été père puisque sa première compagne n'est autre que sa petite-fille). C'est
la première fois de la nouvelle série que le Docteur se confie autant à ce
sujet et ça met bien en évidence le rôle de confidente de Donna, de meilleure
amie. On comprend la douleur du Docteur. Sauf que Donna n'est pas d'accord avec
lui et qu'elle le lui dit : « I think you're wrong ». Donna pense que la
présence de Jenny l'aidera, qu'il arrivera à affronter ça tous les jours, que
Jenny et elle seront toutes les deux là pour l'aider. En plus, ça rentre très
bien dans le rôle de Donna qui n'hésite pas à remettre le Docteur à sa place, à
lui dire qu'il a tort. J'aime bien la complicité qui s'installe entre le
Docteur et Jenny : « love to run ». Donna découvre que la guerre dure
en fait depuis 7 jours seulement et que les soldats ont fait de leur histoire
un mythe. Elle le comprend grâce aux dates inscrites sur les murs. Le Docteur
prenait ces inscriptions pour un quelconque système de classement mais Donna
répond qu’elle a travaillé dans une bibliothèque et qu’elle a appris la
classification décimale Dewey en 2 jours. Waow, elle est forte !
Connaître les grands domaines et quelques spécialités en 2 jours, je veux bien.
Mais tout la Dewey en 2 jours, il faut une sacrée mémoire et une sacrée
motivation ! Et je sais de quoi je parle : j’ai eu un cours sur la
Dewey pendant 3 mois pour apprendre à classer en bibliothèque…
Le
Docteur trouve la Source et essaye de convaincre les deux camps d'arrêter de
faire la guerre. Ils abandonnent les armes, sauf le général qui vise le
Docteur. Jenny se met entre l'arme et le Docteur pour protéger son père et se
prend la balle à sa place. « She's too much like me », le Docteur a
raison : son entrain, son goût de l'aventure, son envie de découvrir de nouveau
monde, sa joie de voir un nouveau monde se créer, se sacrifier pour sauver
quelqu'un. La scène où Jenny meurt dans les bras du Docteur est très touchante.
On sent toute la douleur du Docteur, son espoir ensuite en se rappelant qu'elle
a deux cœurs mais il ne voit pas de signe de régénération. Toute sa douleur,
celle de perdre encore quelqu'un. Non, on n'y croit pas, on ne veut pas y
croire : il ne peut pas la perdre alors qu'il vient juste de la rencontrer, de
s'attacher à elle, de la reconnaître comme sa fille. On sent ensuite sa douleur
se transformer en colère. Il prend l'arme du général et vise sa tête (celle du
général). On se demande un instant s'il n'envisage pas de se venger comme ça,
en tuant l'homme qui a tué sa fille mais il baisse l'arme et dit au général :
« Je ne ferais jamais ça ». Il en fait le fondement du nouveau monde qui
vient de se créer.
Le
Docteur ramène Martha chez elle. En discutant avec Martha, Donna se demande
comment elle pourrait reprendre une vie normale après avoir voyagé avec le
Docteur et dit : « I gonna travel with that man forever ». Ça ne sent
pas bon : la dernière qui a dit quelque chose comme ça a fini coincée dans une
autre dimension parallèle sans son Docteur. Cette phrase, ajoutée à la
prédiction pour Donna de « Fires of Pompeii », ça n'annonce rien de
bon. Le Docteur et Martha se disent au revoir et Martha rentre chez elle le
sourire aux lèvres.
Sur
la planète qu'ils viennent de quitter, Jenny se réveille ! Elle a finalement
plus de choses en commun avec les Seigneurs du Temps que tout le monde le
croyait. Elle prend une navette et part en se donnant la même mission que son
père : planètes et civilisations à sauver, créature à vaincre et...beaucoup
courir. J'espère qu'on reverra Jenny parce que je l'aime beaucoup. J'ai
beaucoup aimé cet épisode pour la partie avec le Docteur, Donna et Jenny. Par
contre, je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt à l'histoire de Martha dans
l'épisode. C'était tout à fait dispensable... Dommage.
18 janvier 2009
Doctor Who - 4x05 : The poison sky
L’épisode
reprend exactement là où on l’a laissé : la mère de Donna arrive et casse
le pare‑brise de la voiture pour faire sortir
le grand‑père. Au‑delà de l’intrigue qui se poursuit, l’épisode montre à quel
point le Docteur peut être sublime. Parce que, malgré tout ce qu’ils ont fait,
le Docteur laisse une chance aux Sontariens. Il veut leur laisser le choix. Il
veut croire que les Sontariens peuvent changer. C’est très Seigneur du Temps,
très « Doctoresque ». Ce que l’épisode souligne aussi très bien, c’est
l’aversion du Docteur pour les armes et la guerre. Il fait tout pour empêcher l’utilisation
du nucléaire. Pour cela, il se sert d’ailleurs du clone de Martha. C’est un
trait de caractère trait prononcé chez lui. La guerre du Temps a du beaucoup le
changer. Pour donner le choix à l’armée extraterrestre, le Docteur est prêt à
se sacrifier. Il sait que s’il n’arrive pas à faire changer d’avis les
Sontariens, il sera obligé de les stopper et de mourir avec eux. Mais, au
moment où le Docteur allait appuyer sur le bouton qui aurait fait exploser le
vaisseau spatial, Rattigan prend sa place grâce au télé‑transporteur. Il appuie
sur le bouton après un dernier « Sontar‑ha ! ».
L’épisode
est aussi important du point de vue d’un personnage : Donna. En effet, c’est
dans cet épisode que le Docteur lui donne une clef du Tardis. Et quand il lui
dit que c’est un moment important pour elle, elle répond : « Maybe
we can get sentimental after the world’s choked to death ». J’adore !
Elle est vraiment différente des autres compagnes du Docteur. J’ai adoré Rose,
j’ai bien aimé Martha et maintenant je m’amuse beaucoup à voir Donna casser un
peu tout ce qu’on a vu avant. Malgré les différences que l’on constate entre
Donna et les autres compagnes du Docteur, elle a un point commun avec chacun d’entre
elles : sa foi inaltérable dans les capacités du Docteur. Elle est sûre qu’il
va tous les sauver. D’autre part, l’épisode marque le passage à l’action de
Donna : elle doit agir, seule, pour aider le Docteur après qu’il lui a
fait passer un message (« Donna nobis pacem », qui signifie « apporte‑nous
la paix » et qui est tiré de l’Agnus Dei). On assiste à son évolution et c’est
sympa de voir que le Docteur se rend compte de la chance qu’il a de l’avoir à
ses côtés.
Après
avoir dit au revoir à son grand‑père, Donna monte à bord du Tardis qui repart
alors que Martha n’a pas eu le temps de descendre et qu’elle a décidé de rester
sur Terre (« Someone needs me », dit‑elle en montrant sa bague de
fiançailles). Le Docteur ne comprend pas ce qui se passe et sort son célèbre
« What ?! What ?! What ?! ». C’est parti pour une
nouvelle aventure avec Martha.
Quand
l’UNIT se prépare à affronter les Sontariens, les militaires et le Docteur mettent
des maques à gaz. En regardant le colonel, le Docteur dit : « Are you
my mummy ? ». La référence au double épisode de la saison 1 sur la
Seconde Guerre mondiale avec Jack et Rose (1x09
et 1x10) est vraiment toute trouvée.
Mais la VF ne l’a pas gardée, ce qui est bien dommage…
Et
puis il y a le visage de Rose. Quelques secondes sur l’écran du Tardis. Dans
son cri silencieux, on devine le mot « Doctor » sur ses lèvres. Rose
cherche le Docteur. J’espère qu’il va bientôt s’en rendre compte et qu’ils vont
se retrouver. C’est super frustrant là !

