28 juin 2009
Bibliothèque
Mon année a été surchargée par des études en info-com, et plus précisément en métiers du livre à l'IUT de Saint-Cloud : à moi la découverte des mondes de l'édition, de la librairie et de la bibliothèque. Le second semestre était plus axé sur l'en des trois. J'ai choisi la bibliothèque. Malgré la densité de l'année, sa difficulté et ses profs pas toujours supers, je dois dire qu'on a passé de bons moments et que l'enseignement des métiers du livre nous a vraiment apporté quelque chose.
Cette année s'est conclue par un stage de 2 mois et demi dans la médiathèque de ma ville. Ca a été une super expérience. Au delà du fait qu'on mette en pratique ce qu'on a vu en cours pendant des mois, l'équipe était vraiment géniale et j'ai été super bien accueillie ! Je ne vais pas vous expliquer en lon en large et en travers tout ce que j'ai fait pendant ces 2 mois et demi (ça serait trop long), sachez juste que je n'ai pas vu le temps passé tant le travail était intéressant. J'en garde vraiment un bon souvenir !
Le stage a donné lieu à un mémoire et à une soutenance. Maintenant que tout ça est passé, je vais enfin pouvoir prendre des vacances -bien méritées !- et me reposer.
26 juin 2009
De retour
*Pousse la porte. Passe la tête par l'entrebâillement. Avance timidement à l'intérieur. Sourit et retrouve son chez soi avec bonheur*
Après une très looooongue absence -pffiou, le dernier article date de février !- pour cause d'année surchargée, je reviens sur le blog avec l'intention de le reprendre là où je l'avais -trop soudainement- laissé. Maintenant que mon année surchargée est terminée et que j'ai pu prendre un peu de repos, je vais pouvoir recommencer à remplir tranquillement toutes les catégories du blog. J'ai hâte de reprendre mes activités bloguesques et de remonter à bord du vaisseau ! Tout ça m'a incroyablement manquée !
Et puis, je vais en avoir des choses à vous raconter ! Tant au niveau des séries, que des films et de la musique. J'ai dû me couper d'Internet pendant quelques mois, mais en bonne accro que je suis, je n'ai pas pu m'empêcher de prendre des notes sur tout ce que je voyais (sur petit ou grand écran) et j'entendais pour pouvoir dire tout ce que j'en ai pensé ici. Bref, mon année surchargée a fait que je n'ai pas pu être très présente sur le net mais je me suis toujours arrangée pour suivre quelques séries.
Vous pouvez d'ores et déjà remarquer que j'ai mis le blog-it et les liens vers les autres blogs de sériphiles à jour, et que j'ai ajouté des tags sur pratiquement tous les messages du blog. La suite arrivera prochainement.
A bientôt !
09 février 2009
Doctor Who - 4x08 : Silence in the library
Une
planète-bibliothèque, le rêve ! C'est le genre de rêve que je faisais quand j'étais petite. Et ça ne me
déplairais pas non plus aujourd'hui. Sauf que celle-là, elle est un peu bizarre
: des ombres, les Vasha Nerada, s'attaquent aux gens et ne laissent d'eux que
leur squelette. La scène où Donna parle à Miss Evangelista alors que cette
dernière est morte et n’est plus qu’un résidu dans un appareil de communication
est très touchante. L'utilisation des ombres rappelle la peur du noir et c’est
l’exploration d'une de nos peurs les plus banales. Le début est enchanteur,
envoutant, avec une musique merveilleuse. Steven Moffat arrive à faire de la
peur des ombres, du noir quelque chose d'assez terrifiant. Les bornes de
renseignement sont super flippantes avec juste le visage humain qui ressort,
juste la tête. La tête des gens qui ont fait don de leur corps. Et puis il y a
cette histoire de livre qui contient des spoilers : très joli clin d'œil aux
fans d'ailleurs. Le livre appartient à River Song qui s'en sert pour savoir où
le Docteur en est dans sa vie. Il semble aussi être une sorte de journal de
bord de ses aventures avec lui. Elle s'en sert pour se repérer dans le temps
vis-à-vis de sa relation avec lui. Cette femme connait le Docteur. River Song,
c'est le mystère de l'épisode. Qui est-elle ? Et d'où connait-elle le Docteur ?
On sait qu'elle vient du 51e siècle. Siècle qui rappelle des choses, d'autant
plus dans un épisode écrit par Steven Moffat : Capitaine Jack et le vaisseau
qui porte le nom de Mme de Pompadour. Revenons à River Song, elle connait le
Docteur mais la grande question est : qui est elle par rapport à lui ? Elle
semble connaître le Docteur dans le futur : elle fait des remarques sur son
physique, notamment sur ses yeux, insistant sur le fait qu'il semble plus
jeune.
Elle sort un tournevis sonique (et plus tard une arme qui fait des trous
carrés, comme celle du Capitaine Jack) qu'il lui aurait donné. Alors qui
est-elle ? Une héritière ? Pour qu'il lui donne le tournevis sonique, il faut
au moins ça. Sauf qu'elle semble le draguer : elle l'appelle
« swetty » et « pretty boy ». Alors j'espère que ce n'est
pas une future amoureuse et que les scénaristes ne nous collent pas un « love
interest » dans la saison où on nous ramène Rose.
Ce que j'ai beaucoup
aimé dans l'épisode, c'est la méfiance de Donna à l'égard de River Song, un peu
à l'image du téléspectateur. C'est discret, tout est dans la façon qu'elle a de
la regarder. Et si River Song était une méchante, malintentionnée, qui n'est
pas ce qu'elle prétend être ? Elle dit elle-même au début : « I lied.
I'm always lying. Bound to be others ».
Sinon,
on peut aussi remarquer que les visions du futur que nous donne la série ne
sont pas très réjouissantes : l'humain n'a généralement plus grand-chose
d'humain. Venons-en à Donna. Lors de sa discussion avec River Song, cette
dernière lui dit : « I do know the Doctor. But in the
future. His personal future » (River), « So why you don’t know me ? Where am I in the future ? »
(Donna). Ça ne sent pas bon pour Donna tout ça. Ajoutée à ça la prédiction de
Lucius dans le 4x02 « there is something on your back », ça n'est
vraiment pas rassurant pour le personnage. Donna finit d'ailleurs en borne de
renseignements. Mais la petite fille dit « Donna Noble has left the
Library » après avoir dit qu'elle a été « saved ». Là, j'ai
plutôt compris ça comme « sauvegardée » puisque les bornes relèvent
de l'informatique, plus que comme « sauvée ». Une autre question se
pose : qui est la petite fille ? Une incarnation de la bibliothèque ? Sa
conscience ?
20 janvier 2009
Doctor Who - 4x07 : The unicorn and the wasp
Nos
deux voyageurs atterrissent dans les années 20 le jour de la disparition d’Agatha
Christie. Et on doit reconnaître qu’ils
ont la classe habillés comme ils le sont. Ils s’invitent à une réception, où le
père de David Tennant joue un des serveurs, et découvrent la présence de la
célèbre romancière avec enthousiasme. Tout bascule quand l’intendante de la
maison revient en criant que le Professeur Peach a été tué dans la bibliothèque.
Je me suis fait la même remarque que Donna : on se croirait au Cluedo. C’est
ainsi que démarre une série de meurtres visant les personnes présentes pour la
réception. Donna a d’abord du mal à croire que des meurtres se produisent
autour d’Agatha Christie : « Agatha Christie n'était pas entourée de
meurtres. Pas vraiment. Ça serait comme rencontrer Dickens entouré de fantômes à Noël ».
Sans le savoir, elle évoque quelque chose que le Docteur a aussi vécu. C’est
une jolie référence à l’épisode de la saison 1 avec Charles Dickens.
Le
Docteur est empoisonné : la scène de préparation de l’antidote est à ne
pas rater ! Donna essaye de comprendre de quoi à besoin le Docteur et ça
donne des choses vraiment drôles : le « Milk ! Shake ! Milk
shake ! », par exemple. Et pour le choc qu’il doit recevoir, Donna
embrasse le Docteur.
« Let
me think. Oh, yes, I remember » est la formule utilisée par presque tous
les gens interrogés par Agatha Christie et le Docteur. Ça renforce bien le fait
que chacun raconte ce qu'il faisait à l'heure du crime en mentant sur une
partie de ces activités. C'est très amusant à voir. J'adore
l'enthousiasme qu'a
le Docteur à enquêter avec Agatha Christie. J'aime beaucoup l'ambiance très
british et très enquête des années 20, c'est bien fait. On s'assassine entre
deux tasses de thé, ça fait très british. Exploiter la disparition d'Agatha
Christie et s'en servir dans l'épisode, c'est plutôt une bonne idée. J'aime
beaucoup la séance de révélations des secrets de chacun faite par Agatha
Christie. Donna y assiste comme si elle regardait un film, elle demande à
chaque fois si la personne dont on vient de révéler le secret et le meurtrier.
La séance est reprise par le Docteur qui dévoile qui est l'homme qui se change
en abeille géante et qui tue. C'est le révérend. La lumière violette et la
fumée lors de la transformation font effets spéciaux très kitsch ! Ça rappelle
un peu le début de la série... L'ambiance de l'épisode rappelle celle des
romans d'Agatha Christie. Je n'ai lu qu'un livre d'elle et je n'ai pas vraiment
accroché mais l'épisode et l'actrice (recommandée par David Tennant, très bon
choix d'ailleurs parce qu'elle est excellente dans ce rôle) qui joue la
romancière me donnerait presque envie d'essayer de lire un autre de ses romans.
A
part le côté kitsch de la transformation, voir une abeille géante a été assez
flippant pour moi parce que j'en ai une trouille bleue.
Le
Docteur et Donna résolvent le « mystère d'Agatha Christie », de sa
disparition. J'ai beaucoup aimé la fin où le Docteur montre le livre à Donna :
Agatha Christie s'est souvenue de certains détails malgré son amnésie. Comme
Dickens, elle s'inquiétait de savoir si ses livres resteraient dans les
mémoires. Le Docteur nous apprend qu'elle sera encore lue en l'an 5 milliards.
19 janvier 2009
Doctor Who - 4x06 : The Doctor's daughter
A
peine arrivé sur une nouvelle planète par un caprice du Tardis, le Docteur est
forcé de mettre sa main dans une machine. Il en sort... sa fille. Le Docteur a
passé les épisodes précédents à rabâcher qu'il n'aimait pas les armes, qu'il ne
s'en servait pas. Sa fille est née militaire et la première chose qu'elle fait
est de charger son arme. Une fois mise en cellule avec le Docteur et Donna (qui
a joué le rôle du parent en donnant le prénom de Jenny à la fille du Docteur),
elle dit au Docteur qu'il est comme un soldat, qu'il établit des stratégies tel
un général. Le Docteur, à court de mot, demande à Donna d'expliquer à Jenny la
différence entre un soldat et lui. Et Donna de répondre : « Vous êtes à
court de mots, j'adore ! Continue Jenny ». J’adore Donna ! A noter
que Jenny est blonde, comme par hasard. Le Docteur a vraiment un truc avec les
blondes... A noter aussi que l'actrice
qui joue Jenny est la fille de l'acteur qui joue le Docteur numéro 5. Dans un
premier temps, le Docteur ne considère pas Jenny comme sa fille. Donna lui fait
sortir son stéthoscope et écouter le cœur de sa fille : elle a deux cœurs,
comme lui.
Le Docteur parle à Jenny de la Guerre du Temps, lui dit qu'il a
combattu et tué : elle lui demande en quoi ils sont différents alors. Jenny
utilise la vieille technique de séduire le garde pour sortir de la cellule et
Donna dit au Docteur qu'elle aimerait bien le voir essayer ça. Plus tard, le
Docteur sort une souris mécanique de sa poche pour faire diversion. Il n’y a
vraiment que lui pour faire ça. Donna explique à Jenny ce que fait le Docteur
(il lui a seulement dit qu'il voyage) : il sauve des civilisations, combat
d'horribles créatures, sauve des planètes et...passe son temps à courir. D’ailleurs,
j'ai adoré le sourire du Docteur quand il est sur le point de partir en courant
après le petit discours de Marha : il s'éclate ! Quand les soldats
s'approchent trop près d'eux, le Docteur essaye de dissuader Jenny de les tuer
(elle veut protéger le Docteur et Donna en ralentissant les soldats) mais elle
y va quand même. Et quand Jenny revient : wow, c'est impressionnant comment
elle passe les rayons rouges ! Le Docteur la prend dans ses bras :
« You're brillant ! » et elle lui dit toute fière qu'elle aurait pu
tuer le général mais qu'elle ne l'a pas fait.
Le
général a pris Donna et le Docteur pour un couple marié et ils ont démenti
ensemble, encore une fois. Les scénaristes s'amusent à placer ça dans chaque
épisode. Jenny demande comment sont les voyages avec le Docteur et si un jour
elle pourra voir de nouveaux mondes. Le Docteur dit qu'il veut bien l'emmener.
Elle est trop mignonne quand elle se jette à son coup et lui dit
: « Tank you, thank you, thank you » et j'adore le sourire de
Donna à ce moment-là, et celui du Docteur aussi. Le docteur dit à Donna qu'il a
déjà été père avant, qu'il a tout perdu. Donna lui demande pourquoi il ne lui a
pas dit : « You talk all time but you don't say anything ». Le
Docteur dit : « Quand je la regarde aujourd'hui, je peux les voir (sa
famille). Le vide qu'ils ont laissé. Toute la douleur qui l'a rempli. Je ne
sais pas si je peux affronter ça chaque jour […] Une partie de moi est morte
avec eux. Elle (cette partie) ne reviendra jamais. Plus maintenant. » Cette
confession à Donna est très touchante. On a tellement l’habitude le voir le
Docteur seul que ça fait tout drôle de l’entendre parler de sa famille. Le
Docteur avait dit très vite à Rose qu'il avait déjà été père mais sans
approfondir (si on connait l'ancienne série, on se doute que le Docteur a déjà
été père puisque sa première compagne n'est autre que sa petite-fille). C'est
la première fois de la nouvelle série que le Docteur se confie autant à ce
sujet et ça met bien en évidence le rôle de confidente de Donna, de meilleure
amie. On comprend la douleur du Docteur. Sauf que Donna n'est pas d'accord avec
lui et qu'elle le lui dit : « I think you're wrong ». Donna pense que la
présence de Jenny l'aidera, qu'il arrivera à affronter ça tous les jours, que
Jenny et elle seront toutes les deux là pour l'aider. En plus, ça rentre très
bien dans le rôle de Donna qui n'hésite pas à remettre le Docteur à sa place, à
lui dire qu'il a tort. J'aime bien la complicité qui s'installe entre le
Docteur et Jenny : « love to run ». Donna découvre que la guerre dure
en fait depuis 7 jours seulement et que les soldats ont fait de leur histoire
un mythe. Elle le comprend grâce aux dates inscrites sur les murs. Le Docteur
prenait ces inscriptions pour un quelconque système de classement mais Donna
répond qu’elle a travaillé dans une bibliothèque et qu’elle a appris la
classification décimale Dewey en 2 jours. Waow, elle est forte !
Connaître les grands domaines et quelques spécialités en 2 jours, je veux bien.
Mais tout la Dewey en 2 jours, il faut une sacrée mémoire et une sacrée
motivation ! Et je sais de quoi je parle : j’ai eu un cours sur la
Dewey pendant 3 mois pour apprendre à classer en bibliothèque…
Le
Docteur trouve la Source et essaye de convaincre les deux camps d'arrêter de
faire la guerre. Ils abandonnent les armes, sauf le général qui vise le
Docteur. Jenny se met entre l'arme et le Docteur pour protéger son père et se
prend la balle à sa place. « She's too much like me », le Docteur a
raison : son entrain, son goût de l'aventure, son envie de découvrir de nouveau
monde, sa joie de voir un nouveau monde se créer, se sacrifier pour sauver
quelqu'un. La scène où Jenny meurt dans les bras du Docteur est très touchante.
On sent toute la douleur du Docteur, son espoir ensuite en se rappelant qu'elle
a deux cœurs mais il ne voit pas de signe de régénération. Toute sa douleur,
celle de perdre encore quelqu'un. Non, on n'y croit pas, on ne veut pas y
croire : il ne peut pas la perdre alors qu'il vient juste de la rencontrer, de
s'attacher à elle, de la reconnaître comme sa fille. On sent ensuite sa douleur
se transformer en colère. Il prend l'arme du général et vise sa tête (celle du
général). On se demande un instant s'il n'envisage pas de se venger comme ça,
en tuant l'homme qui a tué sa fille mais il baisse l'arme et dit au général :
« Je ne ferais jamais ça ». Il en fait le fondement du nouveau monde qui
vient de se créer.
Le
Docteur ramène Martha chez elle. En discutant avec Martha, Donna se demande
comment elle pourrait reprendre une vie normale après avoir voyagé avec le
Docteur et dit : « I gonna travel with that man forever ». Ça ne sent
pas bon : la dernière qui a dit quelque chose comme ça a fini coincée dans une
autre dimension parallèle sans son Docteur. Cette phrase, ajoutée à la
prédiction pour Donna de « Fires of Pompeii », ça n'annonce rien de
bon. Le Docteur et Martha se disent au revoir et Martha rentre chez elle le
sourire aux lèvres.
Sur
la planète qu'ils viennent de quitter, Jenny se réveille ! Elle a finalement
plus de choses en commun avec les Seigneurs du Temps que tout le monde le
croyait. Elle prend une navette et part en se donnant la même mission que son
père : planètes et civilisations à sauver, créature à vaincre et...beaucoup
courir. J'espère qu'on reverra Jenny parce que je l'aime beaucoup. J'ai
beaucoup aimé cet épisode pour la partie avec le Docteur, Donna et Jenny. Par
contre, je n'ai pas trouvé beaucoup d'intérêt à l'histoire de Martha dans
l'épisode. C'était tout à fait dispensable... Dommage.
18 janvier 2009
Doctor Who - 4x05 : The poison sky
L’épisode
reprend exactement là où on l’a laissé : la mère de Donna arrive et casse
le pare‑brise de la voiture pour faire sortir
le grand‑père. Au‑delà de l’intrigue qui se poursuit, l’épisode montre à quel
point le Docteur peut être sublime. Parce que, malgré tout ce qu’ils ont fait,
le Docteur laisse une chance aux Sontariens. Il veut leur laisser le choix. Il
veut croire que les Sontariens peuvent changer. C’est très Seigneur du Temps,
très « Doctoresque ». Ce que l’épisode souligne aussi très bien, c’est
l’aversion du Docteur pour les armes et la guerre. Il fait tout pour empêcher l’utilisation
du nucléaire. Pour cela, il se sert d’ailleurs du clone de Martha. C’est un
trait de caractère trait prononcé chez lui. La guerre du Temps a du beaucoup le
changer. Pour donner le choix à l’armée extraterrestre, le Docteur est prêt à
se sacrifier. Il sait que s’il n’arrive pas à faire changer d’avis les
Sontariens, il sera obligé de les stopper et de mourir avec eux. Mais, au
moment où le Docteur allait appuyer sur le bouton qui aurait fait exploser le
vaisseau spatial, Rattigan prend sa place grâce au télé‑transporteur. Il appuie
sur le bouton après un dernier « Sontar‑ha ! ».
L’épisode
est aussi important du point de vue d’un personnage : Donna. En effet, c’est
dans cet épisode que le Docteur lui donne une clef du Tardis. Et quand il lui
dit que c’est un moment important pour elle, elle répond : « Maybe
we can get sentimental after the world’s choked to death ». J’adore !
Elle est vraiment différente des autres compagnes du Docteur. J’ai adoré Rose,
j’ai bien aimé Martha et maintenant je m’amuse beaucoup à voir Donna casser un
peu tout ce qu’on a vu avant. Malgré les différences que l’on constate entre
Donna et les autres compagnes du Docteur, elle a un point commun avec chacun d’entre
elles : sa foi inaltérable dans les capacités du Docteur. Elle est sûre qu’il
va tous les sauver. D’autre part, l’épisode marque le passage à l’action de
Donna : elle doit agir, seule, pour aider le Docteur après qu’il lui a
fait passer un message (« Donna nobis pacem », qui signifie « apporte‑nous
la paix » et qui est tiré de l’Agnus Dei). On assiste à son évolution et c’est
sympa de voir que le Docteur se rend compte de la chance qu’il a de l’avoir à
ses côtés.
Après
avoir dit au revoir à son grand‑père, Donna monte à bord du Tardis qui repart
alors que Martha n’a pas eu le temps de descendre et qu’elle a décidé de rester
sur Terre (« Someone needs me », dit‑elle en montrant sa bague de
fiançailles). Le Docteur ne comprend pas ce qui se passe et sort son célèbre
« What ?! What ?! What ?! ». C’est parti pour une
nouvelle aventure avec Martha.
Quand
l’UNIT se prépare à affronter les Sontariens, les militaires et le Docteur mettent
des maques à gaz. En regardant le colonel, le Docteur dit : « Are you
my mummy ? ». La référence au double épisode de la saison 1 sur la
Seconde Guerre mondiale avec Jack et Rose (1x09
et 1x10) est vraiment toute trouvée.
Mais la VF ne l’a pas gardée, ce qui est bien dommage…
Et
puis il y a le visage de Rose. Quelques secondes sur l’écran du Tardis. Dans
son cri silencieux, on devine le mot « Doctor » sur ses lèvres. Rose
cherche le Docteur. J’espère qu’il va bientôt s’en rendre compte et qu’ils vont
se retrouver. C’est super frustrant là !
17 janvier 2009
Doctor Who - 4x04 : The Sontaran stratagem
L’épisode
a un côté flippant parce qu’il est tiré de la réalité. On entend souvent parlé
de ces accidents de voitures où un conducteur a un peu trop écouté son GPS. Là,
bien sûr, c’est poussé plus loin puisque le GPS prend le contrôle de la
voiture. Le stratagème sontarien est de faire de la Terre une sorte de
laboratoire de clonage. Ils veulent se multiplier pour avoir plus de soldats.
Pour cela, ils manipulent un jeune génie en lui faisant croire qu’il aura une
planète. Quand cette espèce guerrière apprend que le Docteur est sur Terre pour
aider les humains, on apprend que les Sontariens sont vexés de ne pas avoir été
invités à la plus grande des guerres : la guerre du Temps. Le Docteur est
donc leur ennemi. Mais, ils ont le sens du symbole : « Le dernier des
Seigneurs du Temps va mourir de la main de l’Empire sontarien dans les ruines
de sa précieuse Terre ». Ils utilisent donc un jeune homme de 18 ans et
son école de génies pour créer ATMOS, un GPS qui permet aux véhicules de ne
plus rejeter de CO2. Mais, quand les Sontariens décident de passer à
l’attaque, ATMOS est utilisé pour répandre un gaz sur la Terre.
Le
parallèle entre le Docteur et le jeune Rattigan est tout tracé : brillants
et seuls. J’ai beaucoup aimé leurs petites joutes verbales sur les fautes de
langue de chacun (pléonasme et concordance des temps). Le Docteur s’amuse
beaucoup en voyant toutes les inventions des génies de l’académie Rattigan.
Et
il y a Ross, un personnage charmant. Probablement le seul militaire que le
Docteur a apprécié dans l’épisode. C’est lui qui dit que le Sontarien ressemble
à « une patate cuite qui parle ». Quand ils partent de l’académie
Rattigan et qu’ils arrivent à stopper la voiture et le GPS, le Docteur et Ross
courent hors de la voiture et sautent à terre, craignant une explosion de la
voiture. Finalement, le GPS ne fait que quelques étincelles. J’ai beaucoup aimé
le « Oh, c’est tout… » du Docteur, déçu qu’il n’y ait que ça.
L’épisode
marque également la rencontre entre Donna et Martha. En effet, c’est Martha qui
a demandé au Docteur de revenir sur Terre pour aider la Terre dans cette
situation. Les retrouvailles entre le Docteur et Martha sont touchantes :
ils s’approchent doucement l’un de l’autre avant de se prendre dans les bras.
Le Docteur est très heureux de la retrouver, ça fait plaisir à voir. Elle aussi
d’ailleurs. En présentant les deux femmes, le Docteur précise immédiatement
qu’il ne veut pas qu’elles se battent (un mauvais souvenir du début de la
rencontre entre Rose et Sarah Jane peut‑être…). J’ai beaucoup aimé la tête de
Martha quand elle apprend que le Docteur a tout raconté à Donna sur elle et ses
sentiments pour lui ! Et le Docteur qui ne comprend pas que Martha est
fiancé… Il a beau être intelligent, il est long à comprendre ici ! Les
deux femmes parlent alors du fiancé de Martha (qui se rend compte elle‑même de
la ressemblance avec le Docteur : « oui, je sais, un docteur qui
disparaît dans des endroits reculés… ») et du Docteur qui, finalement,
préfèrerait les voir se battre que de les voir parler de lui comme ça.
Comme Sarah Jane l’avait fait pour Rose, Martha parle du Docteur à Donna et la prévient que, même s’il est merveilleux, il est aussi comme le feu : quand on s’approche trop de lui, des gens se brûlent. Elle évoque sa propre histoire, sa famille enlevée par le Maître. Donna veut alors rentrer chez elle, mais le Docteur se méprend en croyant qu’elle ne veut plus voyager avec lui. C’est l’occasion pour lui de la remercier : « you saved my life in so many ways ». Elle l’a remis à sa place de nombreuses fois, l’a remis dans le droit chemin juste après la perte de Rose. Martha demande à Donna si elle a dit à sa famille qu’elle voyageait avec le Docteur. Après réflexion, Donna rentre chez elle et le dit à son grand‑père et pas à sa mère. Quand elle marche dans la rue, on voit en flash back des petits moments qu’elle a vécu avec le Docteur : c’est bien fait, on voit bien le contraste entre la tranquillité de sa rue (et de sa vie sur Terre sans le Docteur) et l’aventure que représente la vie avec le Docteur.
A
noter que Donna a piloté le Tardis ! C’est trop chou de voir comment le
Docteur surveille ça de près : il y tient à sa boîte bleue !
Comme
Martha travaille pour Unit, on apprend que le Docteur en a fait de même pendant
les années 70 ou 80 et que, techniquement, il est toujours employé parce qu’il
n’a pas donné sa démission. Donna fait la remarque au Docteur qu’il a fait de
Martha un soldat alors que le Docteur s’emploie à faire comprendre au colonel
qu’il ne veut pas être saluer. Son aversion pour les armées, la guerre et les
armes est très présente.
La
rencontre entre la mère de Donna reflète assez bien le fait que les mères n’aiment
pas forcément le Docteur… Surtout qu’ils se sont déjà rencontrés au mariage de
Donna et qu’il est l’inconnu avec qui sa fille est partie quand ils ont été attaqués
(3x00 : Le mariage de Noël). La rencontre entre le Docteur et le grand‑père
de Donna est, quant à elle, assez amusante : ils se sont déjà rencontrés.
Le grand‑père de Donna était l’homme qui tenait le stand dans la rue et
probablement le seul londonien, avec la Reine, à être resté en ville pour Noël
(4x00 : Voyage of the damned). Les retrouvailles entre Donna et son grand‑père
sont émouvantes et j’aime beaucoup leur complicité.
L’épisode se termine sur le
grand‑père coincé dans la voiture en train de se remplir de gaz, laissant
incertain le sort d’un personnage très sympathique et que j’aimerais beaucoup
revoir dans d’autres épisodes de la saison.
07 janvier 2009
Doctor Who - 4x03 : The planet of Ood
Nos
deux voyageurs de l’espace sont vraiment très enthousiastes à l’idée de
découvrir où le Tardis les a emmenées en mode aléatoire. Ils ont atterrit en
l’an 4126. On retrouve les Ood, déjà vus dans la saison précédente sur une
station spatiale en orbite autour d’un trou noir. Les références à ce précédent épisode sont
quasiment obligées et sont donc là. C’est le premier voyage sur une autre
planète pour Donna et, dès le début de l’épisode, elle se moque gentiment du
Docteur quand elle voit passer un vaisseau spatial qui ressemble à une fusée au‑dessus
de leur tête : « You’ve got a box, he’s got a Ferrari ».
Le
Docteur admet que la dernière fois qu’il a croisé les Ood, il n’a pas eu le
temps de s’y intéresser et se reproche de ne pas avoir pu les sauver. Il ne s’est pas vraiment poser de questions à
leur sujet, alors il se rattrape cette fois‑ci. Grâce à la présence des Ood,
l’épisode aborde le thème de l’esclavage. Le Docteur profite de l'occasion pour
faire une remarque sur l’esclavage de notre époque en insinuant que Donna a des
esclaves. Quand elle dément, il dit : « Qui fabrique vos
vêtements ? » Les Ood sont traités comme des animaux, comme des
esclaves, alors que, on le découvre dans l’épisode grâce à leur chanson, ils
sont d’une grande sensibilité. La libération des Ood par le « Doctor‑Donna‑friends »
est superbe. Le Docteur brise le cercle afin que les Ood puissent chanter et
être entendus par tous. Plus tôt dans l’épisode, on a entendu la chanson des
Ood. Comme il s’agissait de télépathie, le Docteur a fait entendre cette
chanson à Donna. Elle n’a pas pu l’écouter longtemps : elle a été
bouleversée par la tristesse de leur chant au point de demander au Docteur de
la ramener chez elle. Cette chanson est effectivement magnique.
J’ai
également trouvé l’épisode plus violent que ce qu’on a vu jusqu’à présent. Je
ne sais pas... C’est peut‑être à cause de l’utilisation d’armes à feu. Ce n’est
pas la première fois qu’elles sont présentent dans la série mais, cette fois,
j’ai l’impression que c’était plus violent, notamment le moment où deux soldats
tuent un Ood et où on entend les coups de feu sans voir l’image.
À
la fin de l’épisode, la conversation entre les Ood, le Docteur et Donna nous
dit que le nom du docteur et de Donna seront chanté par les Ood et seront
repris par les éléments afin que la mémoire et la légende ceux qui ont libéré
les Ood soient éternellement perpétuées. Et puis il y
a une phrase inquiétante :
« Ood :
I think your song must end soon
Docteur :
Meaning ?
Ood :
Every song must end »
La
référence à Rose est quasiment certaine, surtout que l’on entend les premières
notes de Doomsday juste après. La question que l’on se pose est
donc : la chanson du Docteur s’arrêtera‑t‑elle parce qu’il va retrouver
Rose ou parce qu’il va la perdre définitivement ?
Dans
l’épisode, on retrouve aussi deux choses que l’on a déjà entendues. Le Docteur
et Donna sont encore pris pour un couple ! Et ils démentent encore tous
les deux. Je sens que ça va être le runing gag de la saison. Et, Donna parle à
nouveau de la disparition des abeilles. On peut se demander si cela aura plus
d’importance plus tard dans la saison.
06 janvier 2009
Et le onzième Docteur est...
Voilà, la nouvelle est arrivée ! Le onzième Docteur sera interprété par Matt Smith qui a désormais 6 mois pour construire un Seigneur du Temps digne de la série et du génie de Steven Moffat. Il est le plus jeune interprète du Docteur puisqu'il n'est âgé que de 26 ans.
L'acteur a déjà joué à trois reprise aux côtés de Billie Piper : dans The Ruby in the Smoke et The Shadow in the North (les téléfilms Sally Lockhart diffusés sur Arte) où il était Jim Taylor et dans le sixième épisode de la Saison 1 de Journal intime d'une call girl (M6) où il interprétait Tim.
Steven Moffat a déclaré avoir su tout de suite que le jeune acteur était l'homme qui lui fallait pour interpréter le onzième Docteur. J'ai hâte de voir sa prestation, de savoir comment il va prendre la suite de David Tennant et de découvrir ce que nous mijote Steven Moffat pour la saison 5 !
Doctor Who - 4x02 : The fires of Pompeï
Le
Tardis s’est encore trompé de destination : Donna et le Docteur se
retrouvent à Pompéi le jour de l’éruption alors qu’ils avaient prévu de visiter
la Rome antique. La bonne humeur règne en ce début d’épisode : le Docteur
est tout souriant et heureux de faire plaisir à Donna. Le Tardis est pris pour
une forme d’art moderne. Et à chaque fois que le Docteur et Donna parlent
latin, les autres entendent du celtique : les joies du traducteur automatique
du Tardis ! Nos deux touristes s’en amusent, bien évidemment. Et le
Docteur parle pas mal de langues dans cet épisode : latin, celtique,
anglais et français (avec son désormais connu « Allons‑y ! »).
Quand on demande d’où vient Donna, le Docteur répond qu’elle vient de
Barcelone, là où il voulait emmener Rose après sa régénération (la planète, pas
la ville). Donna et le Docteur sont d’abord pris pour mari et femme, ce qu’ils
démentent en même temps (amis mais c’est tout, ça fait du bien), puis pour
frère et sœur parce qu’ils se
ressemblent d’après un des habitants qu’ils ont rencontré
(« Really ? », Donna et le Docteur en même temps). Donna est
marrante quand elle est prisonnière des voyantes et qu’elle ne se laisse pas
faire. Et pour finir dans le registre comique, les secousses vécues par la
famille, la façon dont ils réagissent, m’ont fait penser à une scène de Mary
Poppins.
Comme
ils sont à Pompéi, Donna veut prévenir les habitants du danger qu’ils courent
en restant là. Mais le Docteur s’y oppose car Pompéi est un point fixe de
l’Histoire : ce qui arrive doit arriver. Donna essaye quand même de
prévenir les voyantes qu’ils ont rencontrées. Le Docteur explique à Donna
comment il voit l’univers à chaque seconde. Que cette capacité est le fardeau
d’une Seigneur du Temps, et qu’il est le dernier. Le choix de l’épisode, c’est
Pompéi ou le monde. On sait que le Docteur va choisir de sauver le monde. D’une
part parce que Pompéi est un point fixe et que l’éruption du Vésuve doit avoir
lieu, et d’autre part parce qu’il sauvera plus de gens en sauvant le monde
plutôt que la ville.
Mais le choix est ici difficile parce que si Pompéi est
détruite, ce n’est pas seulement à cause du volcan, mais c’est aussi à cause du
Docteur. Il doit appuyer sur le bouton qui fera disparaître la ville.
Littéralement. D’ailleurs, le moment où il doit appuyer sur le bouton dans la
capsule alien est un très beau moment de complicité entre Donna et lui. Elle
l’aide à faire exploser le volcan, elle pose sa main sur la sienne pour presser
le bouton. Puis le Docteur commence à partir sans la famille que lui et Donna
ont rencontré dans l’épisode. Donna rapproche la situation de Pompéi à ce qui
est arrivé à Gallifrey et arrive à convaincre le Docteur de sauver, non pas la
ville entière, mais la famille. J’aime beaucoup ce passage, et Donna plus
généralement, parce qu’elle proteste, donne son avis. Bref, elle agit d’égal à
égal avec lui alors même que l’épisode ne cesse de nous rappeler le statut de
quasi divinité du Docteur. Cela se voit dans son intransigeance du début (avant
que donna arrive à la convaincre) et dans la façon dont il voit les choses,
très différente de la nôtre et de celle de Donna.
Et surtout, la scène où il
récupère finalement la famille bénéficie d’éléments que l’on peut voir comme
des références divines : la main du Docteur tendue vers l’Homme, le halo
de lumière blanche qui l’entoure. La phrase qu’il prononce (« Come with
me ») est, quand à elle, très caractéristique du Docteur. La scène semble
donc dire que le Docteur est un être qui se rapproche énormément d’une
divinité. Le Docteur reconnaît finalement que Donna avait raison et
ajoute : « Sometimes I need someone », ce qui nous renvoie à
l’épisode où Donna et le Docteur se sont rencontré et dans lequel Donna lui
avait dit qu’il avait besoin de quelqu’un parfois pour le stopper. Elle ne
s’était pas trompée, il le reconnaît. Enfin, il lui souhaite la bienvenue à
bord : elle est officiellement sa compagne de voyage maintenant. Elle a su
gagner sa place au côté du Docteur et à bord du Tardis en soutenant le Docteur
et en lui tenant tête quand il le fallait.
Au
cours de l’épisode, outre le fait d’avoir découvert la vérité sur le Docteur et
Donna (le vrai nom du Docteur, le nom de sa planète, le lieu d’origine de Donna),
les oracles font deux prédictions qui laissent présager tout un tas de choses
sur la suite de la saison. D’abord, « she’s returning ». On ne peut
pas s’empêcher de penser à Rose, surtout quand on a vu la fin de l’épisode
précédent. Et puis, « there is something on your back ». Ce message
adressé à Donna est inquiétant.
Et
une dernière remarque : face aux extraterrestres présents dans l’épisode,
les pyroviles, le Docteur sort un pistolet à eau jaune fluo. Il est vraiment le
seul qui peut paraître sérieux et menaçant avec ça à la main !

